dimanche 18 novembre 2012

Warhol dans ton slip !






Ces jours ci je suis dans un trip utilité vs consommation.

Mon quotidien croise régulièrement des objets qui m’intriguent au plus haut point et pour lesquels je me demande toujours en premier lieu qui a eu l’idée de les concevoir.

A première vue cela m’apparaît peu probable que le concepteur soit aussi l’utilisateur. 
Ca me fait toujours un peu penser à ces abrutis d’architectes qui construisent des logements sociaux. Non mais sans déconner, est ce que vous avez déjà vu un architecte habiter dans un logement social !? On voit bien que le gars là, il va probablement pas vivre ici. Sinon il se pencherait un peu plus sur le confort des locataires (comme par exemple balancer deux ascenseurs au lieu d’un dans un immeuble de 8 étages).

Bref ces objets du quotidien sont de plus en plus incroyables  et méritent que l'on s’arrête un peu sur eux et ce afin de décortiquer leur substantifique moelle.

Si je me suis récemment penchée sur la Fleurcup, c’est parce que j’avais été intrigué par la pub affichée sur ma page Facebook.

L’objet dont je vais vous parler ci après est un banal produit de consommation qui pourrait se résumer à un seul mot : VITAL.

En gros ZE truc à avoir toujours et partout. Peu importe qu’il pleuve, neige, vente. Cette chose là est encore plus indispensable qu’un parapluie,  qu’une montre ou qu’un Iphone. Il s’agit bien sûr du PRESERVATIF.

Alors oui Madame, Monsieur, il faut toujours avoir un préservatif à portée de main !
Outre les MST et autres cochonneries susceptibles d’être chopées en une seule fois, il y a quand même le spectre de la grossesse qui plane sur nous, nullipares, primipares ou multipares, et un oubli de pilule ou un aspirine avalé sur un stérilet et c’est la fertilité probable. Et l'angoisse assurée par la même occasion !

Mesdames, ne vous rongez plus les moignons qui vous servent de doigts en attendant de savoir si vous avez pas un petit 4ème en route ! Optez pour le préservatif !

Les capotes sont en vente partout et à toute heure avec les magnifiques petits distributeurs qui ornent le devant de nos pharmacies. Raison de plus pour aller y faire un tour pour s’y coincer les doigts.

DONC PAS D'EXCUSES

Dans nos supermarchés fétiches, les deux géants incontestés de la capote sont Manix et Durex.

Chacun rivalisent d’idées ingénieuses pour rendre le produit attractif, il en va de toutes les  tailles, les matières, les techniques (réservoir, pas réservoir, avec ou sans picots, endurance, plaisir extrême, sensitive, etc…)

Mais la palme de l’ingéniosité et de l’utilité de l’objet revient sans doute à la capote parfumée.

Véritable bête noire de la flore vaginale, la capote parfumée qui jadis se bornait à un panel de  parfums plutôt limité (chérie ce soir  tu veux fraise ou fraise ?) voit son potentiel attractif se décupler grâce au géant Manix qui propose depuis un certain temps ses « Happy Hours » ou comment mettre de la couleur dans votre vie.

La boîte se présente sous la forme de 12 préservatifs déclinés en 4 parfums «ancrés dans l’univers des boissons ».

Inconditionnels du Martini ou du Whisky, remballez vos prétentions et souvenez vous que l’alcool est mauvais pour la santé, (et l'alcool+le sexe, mauvais pour la réputation) nous voici au temps du diabolo menthe, du milk-shake banane, de la grenadine et du chocolat frappé.
Avec, on s’en doute un peu, l’odeur qui correspond à ce cocktail explosif digne d’un goûter caritatif de Saint Nicolas Du Chardonnet (manque que les biscuits secs et les serres-têtes velours tiens !).

Donc 4 parfums qui vont, Messieurs, vous habiller comme un gant, ou plutôt comme un néon digne de Pigalle. Avec le Diabolo Menthe c’est presque la petite Maison dans la prairie qui surgit devant vos yeux ! Le chocolat frappé lui donnera un style un peu plus austère mais néanmoins chic et classe, un genre de Thierry Ardisson en plus siliconé. Le grenadine est flamboyant pour une salsa du démon endiablée, quand au Milk-Shake Banane, c’est un peu la Martinique et son soleil qui se dévoile … Chaleur … !

Côté odeur, c’est un peu revenir à ce que je disais plus haut : il est fort peu probable que celui qui a conçu ce truc l’ait testé lui-même. Ou bien avait-il décidé de coupler la campagne d’hygiène bucco dentaire à celle du préservatif … Mystère ! Le diabolo n’a rien à envier à son collègue Fluocaryl, Pour le chocolat Frappé on est très loin de chez Starbuck, Grenadine est tellement sucré qu’on se demande combien de calories on va encore choper, quand à Milk-Shake Banane, ben ça sent la … banane ! On aime, ou pas !

Je n’ai jamais réellement compris cette volonté des fabriquants de toujours vouloir sophistiquer un produit qui se doit avant toute chose d’être simple. Les années sida ayant suffisamment souligné le coté essentiel du truc, fallait – il pour autant en rajouter des couches et des couches et ne pas plutôt se pencher sur un coté épuré !

Mystère du marketing et des sondages de consommateurs.

A vous donc de composer comme il se doit le cocktail de votre Happy Hour !

Et puis à l'occasion, demandez à votre chéri de gonfler quelques petits ballons, histoire que vous ne soyez pas la seule à profiter des parfums !

Salade de fruits (colorés), jolie jolie jolie …

samedi 17 novembre 2012

"Mariage pour tous" ou le droit à l'évidence ...




Hier après midi se tenait dans les rues de Paris une manifestation "Anti mariage pour tous".
Comme son nom l'indique, les protagonistes de cette petite sauterie se voulaient assez réfractaires à l'idée d'union civile entre personnes du même sexe.

C'est en me penchant sur ma TL (Twitter List pour les non-initiés) que je me suis aperçue à quel point l'opinion pouvait être scindée (clairement on est pour ou on est contre)  et partait un peu dans n'importe quel sens en oubliant au final de se recentrer sur la motivation première de ce projet de loi  : l'égalité des droits civiques (et spécifiquement des droits parentaux) entre personnes de même sexe ou de sexe opposé.

On obtient donc une manifestation de 100 000 personnes,  toutes grandes villes de France confondues, (au dire des journalistes - source Les Echos) venues montrer leur opposition farouche à ce projet de loi, et une agitation assez manifeste de la planète Twitter en réponse ou en soutien à ces militants.

Sur Libération.fr du 17 novembre on peut lire  : Dans un communiqué à l’AFP, Najat Vallaud-Belkacem a souhaité que le débat continue d'être «mené sereinement» sur le projet de loi du «mariage pour tous» ouvrant mariage et adoption aux couples homosexuels, qu’elle considère comme «un progrès pour tous» permettant à ses yeux à la France de retrouver «sa place dans la marche pour les libertés fondamentales et pour l'égalité des droits». 

Ce soir alors que je cuisinais tranquillement un gâteau d'anniversaire pour un de mes chats (cherchez pas à comprendre ...) j'écoutais d'une oreille le témoignage d'une jeune femme lesbienne invitée sur le plateau de Thierry Ardisson.
Celle - ci expliquait son désarroi et l'absence quasi totale de législation quand à l'état de parent au sein d'un couple homosexuel. Sa compagne ayant été se faire inséminer à l'étranger, elles se sont retrouvées "MamanS" de jumeaux et les femmes les plus heureuses du monde jusqu'à ce que son amie décide de rompre pour partir avec une autre femme (et embarquant avec elle les enfants en refusant par la suite tout droit de visite). 
N'ayant pas le statut de mère puisqu'elle n'avait pas porté les jumeaux, elle s'est donc retrouvée sans rien. Sans droits, sans possibilité de visite, sans aucun recours jusqu'à ce qu'un juge veuille bien lui accorder un droit de visite  mensuel. Cette femme avait donc projeté ces enfants, vécu la grossesse en compagnie de sa compagne et s'est retrouvée comme dépossédée du droit d'aimer ces enfants, du jour au lendemain. Situation qui se serait passée forcément autrement si les enfants avaient pu être reconnus par deux personnes comme c'est le cas pour un couple hétérosexuel. 

Oui mais voilà, comment peut-on reconnaître de façon légale un enfant qui est désiré par deux femmes mais porté par une seule ?

En matière de filiation ou de reconnaissance, voici ce que l'on peut trouver sur  Service Public.fr :

La filiation d'un enfant de parents mariés est automatique. Ceux-ci n'ont pas besoin de procéder à une reconnaissance et n'ont aucune démarche à effectuer pour établir la filiation de leur enfant.

Lorsque les parents ne sont pas mariés entre eux, la filiation s'établit différemment à l'égard du père et de la mère.
La filiation maternelle est automatiquement établie dès lors que le nom de la mère figure dans l'acte de naissance, alors que la filiation paternelle suppose une démarche de la part du père : il doit reconnaître son enfant.
La reconnaissance du père peut se faire avant la naissance, lors de la déclaration de naissance et ultérieurement.
On peut donc largement considérer que ce n'est pas de simples droits qu'il faut commencer à changer, mais bel et bien toute une société. Tout un code civil, tous les bouquins, les définitions, les formulaires, les livrets de famille. TOUT ! Absolument tout est à revoir pour une refonte totale des mentalités et une évolution vers ce progrès dont nous parle plus haut Madame Vallaud-Belkacem.

Oui mais ...

Comment changer toute une société alors qu'on constate que jusqu'en 1990, l'homosexualité était encore  inscrite au titre des maladies mentale sur la liste de l'OMS ?

Comment changer une société et surtout faire miroiter à toute une population la possibilité d'un changement aussi conséquent alors que l'homosexualité, la parentalité homosexuelle et les différents modes de conceptions, de procréation  ne sont pas tous listés et détaillés au sein des manuels de SVT, enseignés dans les classes de nos enfants au même titre que n'importe quelle science naturelle. Comment les mentalités peuvent évoluer si les enfants d'aujourd'hui grandissent avec l'idée que le mariage entre hétérosexuels est la seule institution qui puisse aboutir à la création d'une famille.

Comment changer une société alors qu'on voit défiler dans la rue, aux cotés de sympathisants du Front National,  des hordes de jupes écossaises, serres-têtes velours et duffle-coat, brandissant des drapeaux "un enfant c'est un papa et une maman", prônant l'amour le partage et la bonté. Mais ayant manifestement oublié la tolérance, et simplement l'évidence, l'humain. 

De nos jours, en 2013, la notion de couple homosexuel ne devrait même pas être évoquée mais bel et bien intégrée dans les mentalités au même titre que l'hétérosexualité.

Il y a peu de temps, un ami de mon fils est venu jouer à la maison un après midi.
Mon fils me parlait de ce copain très souvent, me disant qu'il était nouveau, qu'il avait pas trop de copains et trouvant nécessaire d'ajouter : "tu sais maman, Julien il a un papa et deux mamans".

Je lui expliquais gentiment qu'il n'était pas possible biologiquement d'avoir un papa et deux mamans mais qu'une femme pouvait avoir eu un enfant (du papa en question) et vivre désormais avec une femme.

Au cours de son après midi passée avec nous, le petit Julien essayait par tous les moyens de recentrer la conversation sur ses "deux mamans". Comme s'il lui était nécessaire de poser la situation pour qu'elle apparaisse établie, banale à nos yeux. 

Je lui demandais alors par curiosité pourquoi il utilisait ce terme de "deux mamans" alors qu'il devait savoir qu'on ne peut avoir qu'une seule maman d'un point de vue biologique et que la personne qui vivait avec sa mère était tout simplement sa compagne, puisqu'il avait un papa qu'il voyait un week-end sur deux et la moitié des vacances.

En m'entendant prononcer ces paroles, Julien se retrouva un peu perplexe puis constatant que je lui évoquais le sujet avec une simplicité désarmante, se reprit immédiatement en me disant "oui, vous avez raison" puis trouva opportun de préciser que, c'était logique,  si sa mère venait à mourir, il irait vivre chez son père (!)

Etrange et complexe lucidité d'un petit bonhomme de 10 ans qui avait probablement tout compris mais qui évoluait au sein de mentalités qu'il estimait encore bien bétonnées. Il lui fallait les tester pour se sentir en milieu serein. Forcément.

Un sujet qui ne laisse personne indifférent.

Un beau et louable projet de Monsieur Hollande qui en voulant glaner des voix a peut être mis la barre un peu haut. Le chantier est conséquent Monsieur le Président et malheureusement,  vous n'avez pas l'air d'avoir la carrure du maître d'oeuvre adéquat.

En attendant, continuons donc de défendre un seul et unique droit : celui de l'évidence.


jeudi 15 novembre 2012

Twilight dans ton string





Aujourd’hui, pour fêter mon retour tant attendu sur mon Blog après ces quelques semaines d’absence, je vais me pencher sur un sujet extrêmement féminin.

Une fois n’est pas coutume, les quelques courageux mecs monosynaptiques qui ne résistaient pas à l’envie de me lire régulièrement, vous pouvez allez voir là bas si j’y suis, on a pas besoin de vous, ouste.

OUSTE J’AI DIT !

Donc cet aprèm, j’ouvre mon ordi pour Facebooker un peu ( ou autres activités virtuelles et non moins indispensables à ma vie trépidante ) quand je jette un œil sur les publicités ciblées que je trouve sur la bannière droite de ma page Facebook.

L’une d’elle m’interpelle immédiatement et je ne peux m’empêcher de cliquer sur un lien intitulé la «Fleurcup».

Au départ, au vue de l’image d’illustration je penche pour une boutique en ligne de capotes toutes formes et couleurs mais je déchante très vite en investiguant la page d’accueil pour découvrir à quoi est destiné la Fleurcup et la liste des précisions nécessaires à son bon fonctionnement.

La Fleurcup est (je cite) une «coupelle menstruelle,  protection hygiénique réutilisable, alternative au tampon périodique et à la serviette hygiénique. Souple et flexible, elle se place dans le vagin pour recueillir les règles» 


Globalement, ce machin dont vous voyez la photo ci-dessus, est une alternative (pseudo écolo) aux tampons et autres serviettes hygiéniques dont nous les femmes nous usons et abusons (à en croire le site !) durant toute notre vie entière.

Fleurcup s’introduit dans le vagin un peu comme un diaphragme et telle une ventouse à l’envers,  va servir à recueillir le sang tout au long de la période des règles. D’ailleurs c’est assez déroutant car à aucun moment le site  n’évoque le mot  sang mais préfère plutôt parler de «règles» ou de «flux». Comme si il y avait une réelle volonté de ne pas confronter le client potentiel avec la réalité du produit : on va s’en prendre plein les doigts pour pas un rond !!!

Une fois introduite dans le vagin, le bazar reste donc en place et permet une récupération optimum des eaux usées avec une durée de vie assez illimitée et une nécessité de vidange réduite à deux fois par jour sans excéder les 12h.

Une petite démonstration animée est présente sur le site (pas en situation bien entendue mais relayée avec l’aide de carafe d’eau !!! ) afin que l’utilisatrice potentielle se fasse une idée exacte et réelle de l’efficacité du produit.

La Fleurcup c’est donc :
  •  2 tailles différentes (des fois qu’on ait un vagin de jument)
  • Une économie de près de 2400 euros de serviettes hygiéniques (comme moyenne dépensée dans une vie ) et tout autant de tampons ! C’est toujours ça de récupéré pour les clopes ! (« Chéri ! Je me remets à fumer parce que j’achète plus de tampons grâce à mon réservoir !!»).
  • La possibilité de dormir avec en toute quiétude !  (Le site ne parle pas d’éventuels débordements nocturnes).
  • La possibilité de pratiquer toutes les activités de notre choix (là non plus, quid des fuites ! Serait-ce à ce point un produit 100% fiable, indolore, confortable, idéal ?)
  • Le respect de l’environnement (12 000 tampons sont utilisés en moyenne par une femme au cours de sa vie ! ) Ceci ne prend pas en compte la fréquence du lavage de mains lors du montage et démontage du bazar !

Et quatre méthodes de pliage présentées pour faciliter la pose.

Bien, donc la question que je me pose maintenant c’est de savoir exactement  ce qui s’est passé dans la tête de la personne qui a inventé un truc pareil. Etait-ce une femme ? Un homme ? Etait-ce une ménopausée en mal de jeunesse ayant la volonté de se venger de la génération d’après. Etait-ce un membre de la famille Cullen ou bien un fétichiste de la saga fantasmant sur le silicone.

Quand on sait combien chaque cycle peut être aléatoire et différent en fonction de l’âge, de la contraception (ou pas) et de l’état psychologique et physiologique de la personne qui le subit (oui vous là, là et là, ne me dites pas que vous ne subissez pas vos règles, c’est tout bonnement une période pourrie dans le mois ! Sans compter la période prémenstruelle et son sacro-saint syndrome qui, outre  le fait de doubler de volume en me tordant de douleurs de bide, me ferait presque braquer une station service  pour une tablette de chocolat à minuit et  pleurer en regardant une rediff de Collaro Show).

Quel bonheur d’être une fille.

En attendant je vous invite ardemment à tester ce produit et à me faire part de vos impressions. Petit conseil non négligeable : n’oubliez pas vos lingettes Kandoo !

#Schlourf !

mercredi 8 août 2012

R.I.P



Requiescat In Pace, Rest In Peace ...

Au choix …

En tout état de cause, il s’agit là de reposer en paix et rien d’autre.
Si l’on considère les lieux où figure habituellement cette abréviation, il serait donc bien fondé de trouver la paix en ayant au préalable bouffé les pissenlits par la racine.

Ceci étant une notion relativement abstraite car il est bien évidemment impossible de savoir si l’on trouve la paix une fois mort.

La paix est un concept assez étrange.

« Fous-moi la paix ! » Dans cette phrase réside une injonction débordante d’agressivité. Un peu paradoxal pour une personne qui réclame un état qu'elle est elle-même incapable de mettre en application, à plus forte raison dans la façon de le formuler.

A presque quarante ans, il m’arrive souvent de réfléchir à ce qui me serait vraiment vital de posséder au-delà de 148 paires de chaussures, 52 sacs à mains, une taille 40, du temps pour moi, un Iphone et une voiture neuve un peu plus grande.

A presque quarante ans on a juste envie d’avoir la paix.

Mais c’est quoi exactement la paix ?

Lors d’une journée passée en compagnie d’amis proches, invitée à déjeuner à leur table sur leur lieu de vacances, je me risquais à demander si je pouvais fumer une cigarette et le cas échéant, si je pouvais disposer d’un cendrier (je déteste importuner le monde avec ma cigarette et partant du principe qu’un non fumeur n’a pas à subir ma fumée, je demande toujours la «permission» par politesse et à plus forte raison si je ne suis qu’en présence de non-fumeurs).

Le maître de maison obtempéra non sans un rictus « pffff ! C’est pas bien de fumer ». Et là il enquillait sur la nocivité du tabac, les risques cardiovasculaires, les bienfaits d’une vie saine et équilibrée, du sport (du quoi ???? ) et j’en passe …

Oui effectivement c’est pas bien de fumer.
De boire non plus d’ailleurs.
De manger des bonbons Haribos.
De me goinfrer de glaces arrosées de chantilly.
De ne pas faire de sport ( DE QUOI ???? )
De me coucher à trois heures du mat.
De visiter les cimetières.
De prendre en photo des tombes.
De dire des gros mots devant mes enfants.
De les laisser jouer à Scarface et COD ( Call Of Duty pour les Noobs qui lisent et comprennent pas )
De ne pas les nourrir à coup de 5 fruits et légumes par jour
De dépenser de l’argent en futilités.
De ne pas travailler.
De ne pas mettre mes enfants à la cantine
De partir en Thalasso seule ( OUI SEULE !!! FREEEEEEEEEEEE ! )
…

La liste est non exhaustive !

C’est donc pas bien tout ça, et cette liste a été établie en me basant sur les  idées toutes faites provenant d’ici ou là au sein d’un entourage plus ou moins proche.

Ledit entourage qui forcément réclame aussi son lot de paix. Mais il est toujours plus facile d’aller balancer un pavé dans la mare de son voisin à coup de « j’te dis ça c’est pour ton bien »  plutôt que de se pencher sur la recherche de sa propre paix.

Empêcheurs de buller en rond, moralistes en tous genres, intégristes de la bienséance ou membres actifs d’une société où il fait bon juger plutôt que d’envisager l’autre dans sa globalité, son histoire personnelle, ses attentes, sa sensibilité, ils ne réalisent pas forcément le côté nocif et pernicieux de leurs interventions régulières.

La paix, c’est une utopie.
Un truc probablement inatteignable en dehors de la mort et les vivants se rassurent en écrivant sur les sépultures le fameux R.I.P.
Comme une parole établie, une certitude qu’il faut répéter inlassablement pour se conforter qu’un jour on y aura quand même accès.

A l’échelle planétaire, la paix n’existera sans doute jamais.
A l’échelle individuelle non plus, ou bien sera un état très fugace.

La paix, ce serait ne plus avoir à subir la bombe à chiottes du connard de voisin du dessus qui me vaporise chaque fois que je fais un steack haché ou que j’allume une clope sur la terrasse.

La paix ce serait ne plus avoir à entendre un «CONNASSE» hurlé par une mémé en 4x4 à première vue respectable parce que j’ai eu le malheur de ne pas avancer assez vite au rond-point.

La paix ce serait pouvoir enfin faire ce que j’ai envie de faire tant que ces agissements ne deviennent pas un préjudice physiologique ou psychologique pour autrui ?

Oui mais voilà, où commence donc le préjudice ?

« Puisque la mort est la paix éternelle, si tu veux la paix, fais le mort »
Jean L’Anselme, Poète français

#boufferlespissenlitsparlaracine …




mercredi 4 juillet 2012

Joyeux NonAnniversaire ...




J’ai toujours détesté organiser les anniversaires de mes enfants.

Quand je parle d’anniversaire, j’entends par là une après midi en compagnie d’une demi douzaine de gosses au bas mot, invités la plupart du temps au sein de la classe, ceux qui auront été soigneusement triés sur le volet par le Putois du moment.

En bonne mère indigne, j’ai rusé à plusieurs reprises, en déléguant cela à des super pros de la chose (Buffalo Grill, Mac Do ou autre abomination du même genre qui ont un souci du bien être des enfants bien inférieur à celui déployé par un scarabée pour la bouse qu’il est en train de rouler).

J’ai bien essayé de rameuter du staff en la personne de Mamounette ou d’amies dévouées qui venaient m’aider à gérer une horde de huit gamins complètement hystéros qu’il faut occuper avec un bébé de 18 mois au milieu  et un demi Putois qui a juste envie de faire comme les grands.

Ces gosses là, je ne les ai évidemment pas choisis puisque ce sont les amis de mon fils. Et je peux difficilement expliquer à mon fils de huit, neuf ou même dix ans que son copain, là, celui qu’il adore, ben je le trouve extrêmement insolent, capricieux, mal élevé, à la limite du supportable, voir même carrément infernal.

Se farcir en plus les parents, la pluie et le beau temps, ceux qui n'ont pas envie de rentrer chez vous parce qu'ils craignent peut être de se salir, ceux qui au contraire s'installent direct dans le fauteuil en attendant qu'on leur serve l'apéro, ceux qui vous branchent sur les méthodes impensables de la prof, ceux qui viennent récupérer leur gamin avec une heure de retard

Subir est donc le maître mot des anniversaires et je me rappelle les trésors de patience et de dévouement que déployait Mamounette pour nous organiser des anniversaires dignes de ce nom, où nous retournions l’appartement en bande organisées du crime rose et glamouresque, petites filles obsédées par les barbies, les déguisements et le dernier épisode de Candy : « Terry va-t-il enfin l’embrasser sur la bouche ? »

Des anniversaires roses et pailletés, j’en suis encore bien loin et j’ai de belles années à tenir au sein d’un univers débordant de testostérone.

Ayant honteusement zappé les 10 ans de Putois n°1 et voyant se profiler les 11 ans à toute vitesse, je décidais donc de lui organiser un joyeux NonAnniversaire, histoire de réunir ses meilleurs potes avant le départ au collège et de me rattraper de ses 10 ans qui ont le malheur de tomber chaque année en pleine période de rentrée scolaire et de seconde session de partiels (j’ai d’ailleurs accouché un jour de rentrée scolaire et le trajet maison/périph/clinique fut épique ! J’ai le souvenir d’un routier en plein embouteillage me regardant paniqué du haut de sa cabine alors que j’étais en train de me tenir le bide et de faire mes exercices respiratoires, ponctués de rictus assez démentiels …).

Je proposais donc le Laserquest. Réponse de Putois n°1 :  c’est pour les bébés ! Je veux du Paintball.

Va pour le Paintball.

Alors à partir de ce moment là, vous entrez comme qui dirait dans une autre dimension.

Je passe l’organisation de la logistique pour cette demi journée, les autorisations à faire signer par les parents, les parents qui ne daignent pas répondre, ceux qui font répondre leur gosse mais qui ne prennent même pas la peine de se fendre d'un SMS ou d'un email afin de remercier pour l’invit’ ( 50 euros par gosse hein quand même … ) ceux qui vous appellent le soir de la deadline en s’excusant la queue entre les jambes « je suis confuse, ce jour là mon fils fête son anniversaire mais il n’a pas invité votre fils ! Rholala Je suis confuse hein ! Qu’est ce que je suis confuse … »
Ben co******sse, t’as juste reçu l’invit y’a une semaine, ça t’aurait écorché la tronche de me répondre illico, j’aurai déplacé la date et ça m’aurait évité d’avoir la moitié de la classe kidnappée à l’anniversaire de ton nain et donc empêchée de venir à celui de mon fils.

Enfin, vous avez l’option gamin qui vous arrête en pleine rue pour papoter et avec lequel vous engagez une conversation plutôt surréaliste :

 - Bonjour M’dame !
 - Alors mon chou tu viens à l’anniversaire ?
 - Non, ma mère veut pas.
 - Ah ben c’est dommage.
 - Ben oui, mais bon.
 - Bon ben une prochaine fois alors !
 - Oui … mais dites moi au fait, ca va vous coûter beaucoup d’argent tout ça quand même ! Le Paintball ça coûte cher ! Et puis si vous louez une voiture en plus pour emmener tout le monde, plus le goûter etc … Ca fait beaucoup de dépenses non ?

Forcément là on imagine tout de suite que le raisonnement provient du cerveau du gamin et pas du tout (mais alors du tout, du tout) d’un élément extérieur qui aurait comme qui dirait « formaté » le pauvre gosse.

Ces personnes m’ayant au final permis de faire des économies, c’est en comité réduit que nous nous sommes retrouvés au Paintball.  A nous défouler (oui, moi y compris !) dans une ambiance 100% testostérone, au milieu des combinaisons de peintre en bâtiment et des casques version « j’ai la tronche d’une termite et j’assume ».

Deux heures de combat avec des armes qui vous balancent des billes de peinture à 300 km/h, à l’intérieur d’un hangar immense, truffé d’obstacles, une odeur à faire vomir un légiste, des animateurs qui vous hurlent dessus version Full Metal Jacket, des gosses surexcités (à tous ceux qui pensent qu’il n’existe pas de prédisposition des genres en matière de jeux de guerre et autre trucs du même style, je leur réponds : VENEZ TESTER LE PAINT BALL ! )

Au bout de 8 sessions, de 45 litres de sueur écoulés, d’une odeur étrange et mystérieuse commençant à se former en dessous de mon costume absolument pas glamour, (note pour plus tard, éviter le jean - pas confort du tout- et le maquillage - oui on transpire AUSSI des yeux ! ) de quatre billes reçues sur le crâne (oui je sais c’est pas beaucoup mais je me suis planquée souvent !) et d’un brushing en berne, je déclarais forfait pour aller siroter un coca zéro au bar en attendant que ces fous furieux aient écoulé leur stock de billes.

Hier, Putois N°1 m’a demandé quelle avait été la journée préférée de ma vie.
Je n’ai pas vraiment su quoi lui répondre.

« Et bien moi Maman, c’était ma journée Paintball, c’était trop bien ! ».

Rien que pour entendre ça, ça vallait le coup de me customiser en termite.

#onyretourneramonfils …

samedi 30 juin 2012

Jamais sans ma conscience ...




Avoir conçu un enfant, être en mesure de procréer, n’est malheureusement pas synonyme de bons soins, bienveillance, amour et abnégation. 

Précision non négligeable : on pourrait penser que le premier enfant est toujours  un peu là pour «essuyer les plâtres» et qu’on fera forcément mieux au suivant.
NON ! Il y a des familles entières où les fratries sont toutes en grande souffrance psychique, voire physique. Et si il est évident que les parents ont échoué au premier, ils ont quelque peu redoublé d’efforts pour faire encore pire au second, voir au troisième.

Pourtant, c’est bien connu, il n’existe pas de parent parfait.

Bon alors ça déjà quand on a compris ce concept, on a abattu 50% du boulot qui nous était attribué.

Mais alors quelle est la frontière entre ce qui est bon de faire, ce qui est fait, ce qui doit être fait ?

Forcément, on aura beau leur faire à bouffer bio, les habiller en  Bonpoint, les bombarder de cinq activités périscolaires par semaine et s’appliquer devant eux à un parler irréprochable, ceci ne sera pas pour autant gage d’une sphère parentale équilibrée et suffisante pour aider l’enfant à acquérir tous les apprentissages qui lui sont nécessaires et le voir gravir consciencieusement et une par une les étapes majeures de son bon développement.

J’ai toujours été frappée de découvrir à quel point l’inconscience parentale sévissait partout et dans tous les milieux sociaux-culturels.

Bien souvent, se faire qualifier d’inconscient prend une tournure péjorative. La bonne (ou mauvaise) nouvelle est justement que ça l'est ! Ceci me fait bien rire ! La majorité des personnes qui réagissent au quart de tour ne prennent même pas la peine de se repencher sur le mot en lui-même ni même sur la situation qui en est à l'origine. Forcément, une personne qualifiée d’inconsciente ne peut qu’être vexée d’être pointée du doigt pour une situation sur laquelle elle n’avait pas pris le temps de se pencher.

Inconscient signifie littéralement ne pas être conscient de quelque chose.

Mais comment moi «parent » (privilège suprême et être supérieur forcément…) puis-je faire preuve d’inconscience  en ce qui concerne mon enfant ? Cela n’a pas de sens, la logique veut que :

1 – C’est mon enfant
2 – Je l’aime
3 – Donc je sais ce qui est bon pour lui

Manque de bol c’est pas forcément comme ça que cela fonctionne …

Arrêtons-nous quelques instants sur la notion de conscience.

La conscience se définit comme la perception plus ou moins immédiate de tout ce qui nous entoure (d’un point de vue cognitif évidemment, mais aussi biologique) et par extension, de tout ce qui peut découler de cette perception :

« Je suis consciente que si je laisse mon gamin jouer au foot sur la route, il risque de se faire faucher par une voiture, raison pour laquelle je lui ai interdit d’aller jouer au ballon sur la route »

Situation (normale ! )= perception/conscience= déduction

Une personne inconsciente n’est donc, forcément pas CONSCIENTE des répercussions biologiques, cognitives, émotionnelles et psychologique qu’un état, une situation, une parole, peuvent engendrer.

Je n’ai quasiment aucune tolérance avec l’inconscience parentale, celle si étant le plus souvent synonyme d'absence totale de bon sens. 

L'inconscience parentale se rapproche, à mon sens, de la négligence parentale, sous quelque forme que ce soit. Un enfant étant encore une fois notre pur produit. Il est soumis à notre bon vouloir et nos agissements. Celui-ci n’aura pas ou peu de jugement sur nos actes car tout ce qui proviendra de nous pourra lui paraître comme normal. Il ne peut pas faire autrement que de se fier à nous pour ses agissements.

« Il est normal pour un enfant d’aller à l’école seul à l’âge de 6 ans ».
Un enfant n’a physiologiquement parlant pas le même champ de vision qu’un adulte et celui-ci n’est pas définitif avant l’âge de 10-12 ans environ. Ils n’ont donc pas la même aptitude que nous à juger de la dangerosité d’une route et n’estiment pas les distances à leur juste valeur. Ils risquent plus facilement de se faire renverser en traversant au dernier moment.

« Il est normal de laisser un enfant seul dans un appartement ou une maison le temps d’aller : faire une course/les magasins/bosser … (liste non exhaustive) »
J’ai le souvenir d’une amie me racontant que sa voisine avait laissé son fils de 10 ans s’occuper seul de son petit frère de 5 ans deux journées durant parce qu’elle n’avait pas trouvé de mode de garde pendant les vacances et qu’elle ne voulait pas s’absenter de son travail.

Faire porter à un enfant de 10 ans la responsabilité du bien être et de la sécurité d’un enfant de 5 ans est une démonstration fulgurante de l’inconscience parentale.

Hasard ? Ignorance ? Pleine conscience dépassée par souci de confort et de flegmatisme ? L'inconscience parentale apparaît quelquefois lors de situations tellement surréalistes que c'est à se demander si les personnes  ont été dotée d'un cerveau et de tous les composants qui vont avec.

Il n’en reste pas moins que le résultat d’un état d'inconscience parentale  peut très vite virer au drame. Les titres des journaux télévisés nous rappellent un peu plus chaque jour cette triste réalité.

Les rayons «éducation» des librairies regorgent d’ouvrages ayant à quelque chose près le même titre «comment bien élever ses enfants ? ».
Curieusement, j’ai rarement vu d’ouvrage intitulé « être vous prêts pour être des parents responsables, bienveillants,  civilisés ? » 

Pourtant, à en observer certains, et comme le fait remarquer si judicieusement Terry Pratchett dans son oeuvre  (Procrastination - Le Disque Monde – Editions l’Atalante )   ‎"Parfois je me dis que les gens devraient passer un véritable examen avant de pouvoir devenir des parents. Pas seulement les travaux pratiques ..."

Avoir des enfants n’est ni un droit, ni un privilège.

Travaillons donc à notre pleine conscience de rester ou devenir enfin des parents acceptables, avant d’espérer façonner des enfants parfaits.



mercredi 2 mai 2012

MOI de Mai ...




Si comme moi vous accordez une attention toute particulière aux mots, phrases prononcées quelquefois à la va-vite, ou encore expressions significatives, vous avez peut être déjà pris la peine de vous arrêter sur ces  petites maximes ou proverbes, adages populaires qui se déroulent au fil des mois et que nous avalons chaque année avec la même ferveur, essayant en permanence de les graver quelque part dans un cerveau probablement déjà bien alourdi de contingences quotidiennes.

Avril est fini et nous avons eu, en plus des cloches, lapins et autres "Joyeusetées chocolatières" qu'on aime se souhaiter à Pâques, le traditionnel "en avril, ne te découvre pas d'un fil, en mai, fais ce qu'il te plaît ".

En furetant sur internet, je trouve même une suite à ce dicton, en ces termes précis : "en juin tu te vêtiras d'un rien" ...

J'ai toujours eu un peu de mal avec les proverbes. Souvent ils s'avèrent carrément fondés et là on passe sa vie à pester en se souvenant, tel un des deux vieux du Muppet Show "rhooo, putain, j'aurai dû me souvenir du proverbe ...", ou bien la phrase est complètement à coté de la plaque, voir même extrêmement dénuée de sens et on en vient à se demander si le gars ( parce que cela ne peut être qu'un gars ) qui a pondu ça n'avait pas fumé la quasi totalité du stock de l'herboriste de la Rue de Clichy !

En mai, faites donc ce qu'il vous plaît.  On a coutume de penser que c'est  exclusivement réservé à la météo et à la façon dont nous allons nous vêtir pour chaque jour du mois ( oui j'ai le droit de mettre un débardeur fushia en lycra lamé et un legging en polaire orange pour aller avec, le tout accompagné de baskets fluo, version "le lampadaire c'était moi"... m'en fous, en mai je fais ce qu'il me plait ! Ceci dit, faites moi enfermer si vous constatez que je mets ce plan-ci à exécution ... Mon glamour n'y survivrait pas !  ). Or, il se trouve que bon nombre d'entre nous ont souvent envie de détourner la fonction vestimentaire première de cette phrase, probablement investis par cette ambiance  printanière et ce vent de fleurs qui vient nous chatouiller les narines ! Ca sent quand même un peu la liberté tout ça !

Nous sommes en mai, le 2 mai pour être plus précis (La Saint Boris ... Ce soir c'est Soirée  Disco). Et qui a donc la possibilité de faire ce qui lui plaît à ce moment précis ? (à part peut être François Hollande qui à l'heure qu'il est doit se délecter des cinq prochaines années qui vont s'offrir à lui, où il va pouvoir mettre en pratique cet adage et faire exactement ce qui lui paît de faire, et pas uniquement d'un point de vue vestimentaire, on est pas rendus ... ).

On pourrait éventuellement se poser cinq minutes et se demander ce qui nous plairait de faire là, tout de suite, dans les heures ou les jours qui arrivent, sans restrictions aucune, juste pour faire une fois un truc qui n'a pas d'autre vocation que de satisfaire un plaisir égoïste, personnel, sans se soucier des contingences, ou juste pour voir ce que cela fait d'appliquer à la lettre un proverbe que l'on n'entend depuis trop longtemps.

Si j'avais cette possibilité de faire exactement ce qu'il me plait, je crois bien que je la condenserai dans l'unique désir d'avoir du temps. Du temps pour les gens, les choses, la vie en général.

Le temps me permettrait de me poser à une terrasse ensoleillée ( bon OK pas aujourd'hui, c'est la misère à Paname côté météo) du Boulevard Saint Germain et regarder les gens passer, essayer de deviner s'ils sont heureux, amoureux, tristes, blasés, en colère.

Le temps me permettrait d'aller souhaiter aujourd'hui l'anniversaire de la nourrice de Putois N°1 que je n'ai pas vu depuis plusieurs années et chaque deuxième jour de mai je peste en me souvenant qu'il faut que je prenne le temps.

Le temps me permettrait de retaper ces chaises vintages achetées une misère sur ebay mais tellement glamour !

Le temps me permettrait d'apprendre par coeur toutes les chansons d'Aldebert

Le temps me permettrait de partir à la rencontre de chacune de ces personnalités que je n'ai jamais vu (ni même pour certaines et certains jamais entendu) mais qui font partie de ma vie au quotidien à travers une petite lucarne ou un post laissé au hasard de mes statuts.

Le temps me permettrait de lever un peu plus le nez vers les toits de Paris et de photographier tout ce qui se trouve au bout !

Le temps me permettrait de lire ces dix huit bouquins qui n'attendent que mes yeux.

Le temps me permettrait d'écrire ce livre qui défile en permanence dans les recoins tortueux du labyrinthe de ma matière grise.

Prenons donc un peu le temps de faire ce qu'il nous plaît, comme si c'était chaque jour un peu le MOI de mai.

#hierencorej'avaisvingtans