mercredi 5 décembre 2012

Antibiotique Ta Mère


Se réveiller un mercredi matin de décembre avec 39 de fièvre, le nez qui coule version tsunami et les yeux aussi frétillants que ceux d'une tête de veau sur l'étal de la Boucherie Centrale Rue de Lévi, c'est comme qui dirait le rêve de toute mère de famille.

Oui, le rêve, la promesse malgré tout d'une journée heureuse, douce et paisible, bercée par les activités extrascolaires, les devoirs, les petits gâteaux qui mitonnent au four et les ateliers pâte à sel pour oublier le froid et les jours qui ont raccourci.

Bon, la version au dessus là,  c'est dans je ne sais quel blog à la con de #supermamanaupouvoir , mais pas chez moi en tous cas.

Ce matin je me suis donc réveillée comme une pov'fille, l'oeil pleurant et hagard, comme si j'avais été rouée de coup, fébrile et fiévreuse, en totale apnée, bref, bonne à jeter à la casse et sans aucune prime de reprise !

Et là, bizarrement, les premiers mots qui me viennent à l'esprit sont donc "merde, c'est mercredi !".

Après m'être nonchalamment traînée dans la salle de bain pour constater l'étendue des dégâts ( note pour plus tard, la crème" prodigieuse, anti-stress et re-densifiante chépasquoi" de Nuxe, ça marche pas sur les tronches explosées comme la mienne ) je réussissais quand même  à retrouver ( temporairement ) une mine présentable pour accueillir le toubib de SOS médecins. 

Bizarrement, les putois avaient décidé de ne pas trop broncher ce matin, faut dire que d'avoir vu ma tronche au réveil, cela semblait suffisant pour les calmer "Ok maman, on est sympa avec toi"... (#mercredicompassion).

Alors SOS médecin c'est quand même tout un poème. Depuis que je vis dans la Capitale, je n'ai pas réussi à trouver un seul médecin généraliste qui vaille vraiment le coup.  J'ai bien sûr toute une panoplie attitrée d'ophtalmo, dentiste, gynéco, dermato, et autres spécialistes à 90 euros la consultation, mais un bon généraliste, dispo, efficace, qui te fasse pas poireauter  une heure et demi en salle d'attente et te prenne le jour ou justement t'es complètement à l'ouest pour une saleté de rhume qui est venu te surprendre en pleine nuit ! Ben non, j'en connais aucun. Du coup SOS médecin reste pour moi la solution la plus pratique et une sorte de "meilleur rapport qualité prix".

Encore que côté qualité j'ai quand même eu à faire à des phénomènes.

  • Il y a le toubib appelé le week end pour une urgence assez conséquente et qui prescrit le seul médoc qui était contre-indiqué (et dont on aura connaissance de la bourde une fois arrivée au urgences de l'hôpital 24 heures après pour aggravation de l'état général).
  • Il y a le toubib qui s'incruste et qui serait pas contre taper la discut' et un bon café.
  • Il y a le toubib qui peut pas blairer un chat/gosse/TV/femme (entourer la bonne réponse)
  • Il y a le toubib qui préfère te prescrire tout ce qui est possible d'être prescrit, avec radios et scanner si possible, on sait jamais "je voudrai pas passer à coté d'une infection" (bon !)
  • Il y a le toubib qui refuse de monter les 8 étages à pieds sous prétexte qu'il a autre chose à foutre.
  • Il y a le toubib qui semble avoir le même age que mon fils aîné et là, c'est moi qui lui dicte son ordonnance !
Et enfin il y a le toubib chiant.

C'est donc sur la version chiante que je suis tombée aujourd'hui. 

Après m'avoir brièvement auscultée et farfouillé le fond de la gorge, le gars m'annonce un rhume ( Combien d'année de médecine mon gars ? ) Bon ok d'accord, mais j'ai quand même les sinus explosés, les yeux qui coulent en permanence, 39 de fièvre depuis 3 jours et le nez et les oreilles bouchées, la rate qui s'dilate, le foie qui est pas droit, le ventre qui se rentre, le pylore qui s'colore etc ...

"Oui mais tout ça c'est viral ! "

Haaaaaaa ! Le mot de merde qu'affectionnent tous les médecins : c'est VIRAL ! Quand un toubib lâche ça, on dirait qu'il te dit en gros "fermez là, vous n'avez plus rien à dire".

Mais là perso mon gars, j'en ai strictement rien à foutre que ce soit viral, infectieux ou que ça provienne d'un mélange entre le H1N1 et la grippe occidentale du fin fond du Zimbabwé, je veux juste être sur pieds pour demain, hein ? Non parce que si tu me soignes pas là, tout de SUITE, je te ligotte pour la journée et c'est avec toi en guise de Totem que mes gosses vont s'amuser tout au long de leur mercredi ? Les petits indiens ? Tu connais ?

Devant mon air un peu insistant, Monsieur Toubibchiant daignait finalement me prescrire des antibiotiques.
"Oui .. Mais ça va vous servir à rien, vous allez rester comme ça pendant 15 jours de toutes façons". ( Donc en gros gars, tu me prescris des trucs qui vont me servir à rien, mais ça a pas l'air de te déranger sur le principe ! ).

M'EN FOUS ! Je prends le risque de m'intoxiquer aux antibiotiques si ça peut juste me faire lever le nez de mon lit, et retrouver un semblant d'air glamour, je suis prête à sacrifier les derniers anticorps qui me restent en contrepartie d'une guérison rapide.

Et là le gars finit par lâcher son ordonnance criblée d'amoxiciline et autre cochonneries chimiques qui accompagnent le truc. Merci, Docteur, au revoir, à la semaine prochaine !

Donc encore un qui a voulu me faire le coup des "Antibiotiques c'est pas automatique".

Je me suis toujours demandée quel était l'abruti qui avait pu sortir cette phrase à la con ? 
Probablement encore un mec qui n'a jamais eu à garder ses gosses tout un mercredi durant avec 39 de fièvre et le nez comme une patate !.

Pourquoi dans ce cas là, les toubibs, devant un cas qu'il considèrent comme "viral", ne refusent pas catégoriquement la prescription d'antibios. Enfin,  soi c'est pas efficace et dans ce cas là ok on en prend pas, soi ça peut l'être et dans ce cas là je vois pas où est le problème de tenter. Mais faut arrêter de nous faire croire que c'est tellement plus efficace de rester 15 jours à se taper un rhume de merde et un nez bouché alors qu'en 48h avec 4 doses de Chlamoxyl, on est déjà sur pieds !

En attendant des jours meilleurs, et des yeux un peu moins bovins,  je m'en vais tenter l'expérience Grog. 

#kasayémisyéBobo



dimanche 2 décembre 2012

Aberration Nationale ...




Mon fils est en 6ème dans un collège de merde.
A quoi reconnaît – on un collège de merde me direz vous ?

Grosso modo, un collège de merde pour moi c’est :
  • Un collège où la Principale adjointe passe le plus clair de son temps à dissoudre les attroupements de plus de 3 personnes aux alentours de l’entrée. 
  • Un collège où 90% des parents d’enfants qui y étaient destinés ont réussi à choper une dérogation parce que c’était tout bonnement pas envisageable pour eux d’y faire entrer leurs gosses.
  • Un collège où  les élèves, après avoir merdé,  refusent de s’excuser parce que leurs profs sont des femmes.
  • Un collège où le gardien s’est fait tabasser par des élèves pour avoir pris la défense d’une surveillante  qui se faisait  un peu trop « solliciter ».
  • Un collège ou le taux de réussite au brevet est de  60% …

J’ai donc pas eu d’autre choix que de mettre mon fils dans ce collège, n’ayant pas réussi à choper une dérog par je ne sais quel subterfuge hallucinant, piston exceptionnel ou harcèlement non stop de Proviseur et n’étant pas assez riche pour devenir propriétaire d’un cinq pièces Place des Grands Hommes.

Quand je regarde les statistiques de cet établissement je ne peux que redouter que le pire se produise pour mon fils : croiser le chemin des mauvaises personnes.

Pourtant, dans cet environnement  je m’y sens curieusement plus à l’aise que celui des beaux quartiers et de l’enseignement privé. Ayant grandit dans une cité, les conventions et le protocole, c’est très peu pour moi. Je n’aurai certainement pas survécu dans un collège truffé de serres têtes velours et de mocassins à pompons bleu marine.  Ni même de bobos gauchisant, hurlant la mixité culturelle et le bonheur de vivre dans un quartier populaire, mais se gardant bien de mettre un pied dans la Goutte d’Or pour préférer le haut de Montmartre. Oui le populaire ça va un peu mais pas trop quand même, faut pas déconner !
L’autre visage du ghetto …

Oui c’est cliché, mais c’est tellement vrai après tout.

C’est d’ailleurs ces mêmes mocassins ou un genre de carré Hermès  qui fait office de personnel dirigeant et que je me plais à observer devant la grille du collège de mon fils ce jour là, un début d’après midi où je viens récupérer le téléphone qu’il s’est fait confisquer par le CPE, un peu trop abusivement à mon goût.

Observer le personnel de l’éducation nationale en situation, face à des élèves de quartiers définis comme «défavorisés», c’est juste jubilatoire. A plus forte raison quand on voit la directrice adjointe, perchée sur ses Stilletos et engoncée dans son tailleur bon marché imitation Chanel, essayer d’avoir une quelconque crédibilité en demandant les carnets aux retardataires. Les élèves ne prennent même pas la peine de la regarder ni de l’écouter, ils continuent de se parler entre eux comme si elle n’était pas là en attendant qu’elle ait fini son speech. Rien à cirer d’une nana qui ne respecte visiblement pas leurs codes et qui n’a aucun rapport avec leur monde.
Elle ne prend même pas la peine de s’adresser à eux de façon simple, elle ne fait que leur brailler dessus. Leur vociférer un « rappelles moi les règles » si  pathétique que les élèves n’y prêtent même plus aucune attention.

Cette nana, on se demande même ce qu’elle a bien pu faire à sa hiérarchie pour atterrir dans un environnement pareil. Elle a dû être sacrément punie. Ou alors  une grosse connerie. Un truc de malade.

Alors je regarde cette tranche de vie au sein du collège, je vois ces briques rouges et ces vieux murs qui étaient en d’autres temps ceux d’une «Ecole de jeunes filles», je me dis que c’est  juste mal fait. Que l’hypocrisie des dérogs éloigne ces enfants favorisés qui pourraient, en nombre réglementaire, imposer leurs lois, les bonnes lois. Car l’équilibre serait alors retrouvé. La mixité sociale, ethnique, intellectuelle, la vraie.
Au lieu de cela, un ghetto dans le ghetto. Un mouroir intellectuel où les enfants, déjà victimes de leur environnement social et familial sont ici encore plus tirés vers le bas par le personnel encadrant. Des professeurs déprimés, désabusés, absents, sur la défensive, étonnés de voir une mère disponible, à l’écoute, et leur fournissant un élève poli, reposé, intéressé,  intelligent et respectueux. Un amalgame permanent, un laissez-aller manifeste, l’aigreur et la désillusion de l’équipe éducative qui ne voit plus les élèves comme des enfants mais comme des délinquants en puissance. La sensation permanente d’affrontement, de tension, de répression.
Ici on ne se réjouit pas. On y vient comme dans une prison. On y pénètre la tête baissée, résigné. On en sort un peu plus abruti à chaque fois. Avec l’espoir que ça s’arrangera un peu la fois prochaine. Illusion.

Une machine à transformer les bons en mauvais.

Bienvenue au Collège mon Fils, bienvenue dans l’Aberration Nationale.


dimanche 18 novembre 2012

Warhol dans ton slip !






Ces jours ci je suis dans un trip utilité vs consommation.

Mon quotidien croise régulièrement des objets qui m’intriguent au plus haut point et pour lesquels je me demande toujours en premier lieu qui a eu l’idée de les concevoir.

A première vue cela m’apparaît peu probable que le concepteur soit aussi l’utilisateur. 
Ca me fait toujours un peu penser à ces abrutis d’architectes qui construisent des logements sociaux. Non mais sans déconner, est ce que vous avez déjà vu un architecte habiter dans un logement social !? On voit bien que le gars là, il va probablement pas vivre ici. Sinon il se pencherait un peu plus sur le confort des locataires (comme par exemple balancer deux ascenseurs au lieu d’un dans un immeuble de 8 étages).

Bref ces objets du quotidien sont de plus en plus incroyables  et méritent que l'on s’arrête un peu sur eux et ce afin de décortiquer leur substantifique moelle.

Si je me suis récemment penchée sur la Fleurcup, c’est parce que j’avais été intrigué par la pub affichée sur ma page Facebook.

L’objet dont je vais vous parler ci après est un banal produit de consommation qui pourrait se résumer à un seul mot : VITAL.

En gros ZE truc à avoir toujours et partout. Peu importe qu’il pleuve, neige, vente. Cette chose là est encore plus indispensable qu’un parapluie,  qu’une montre ou qu’un Iphone. Il s’agit bien sûr du PRESERVATIF.

Alors oui Madame, Monsieur, il faut toujours avoir un préservatif à portée de main !
Outre les MST et autres cochonneries susceptibles d’être chopées en une seule fois, il y a quand même le spectre de la grossesse qui plane sur nous, nullipares, primipares ou multipares, et un oubli de pilule ou un aspirine avalé sur un stérilet et c’est la fertilité probable. Et l'angoisse assurée par la même occasion !

Mesdames, ne vous rongez plus les moignons qui vous servent de doigts en attendant de savoir si vous avez pas un petit 4ème en route ! Optez pour le préservatif !

Les capotes sont en vente partout et à toute heure avec les magnifiques petits distributeurs qui ornent le devant de nos pharmacies. Raison de plus pour aller y faire un tour pour s’y coincer les doigts.

DONC PAS D'EXCUSES

Dans nos supermarchés fétiches, les deux géants incontestés de la capote sont Manix et Durex.

Chacun rivalisent d’idées ingénieuses pour rendre le produit attractif, il en va de toutes les  tailles, les matières, les techniques (réservoir, pas réservoir, avec ou sans picots, endurance, plaisir extrême, sensitive, etc…)

Mais la palme de l’ingéniosité et de l’utilité de l’objet revient sans doute à la capote parfumée.

Véritable bête noire de la flore vaginale, la capote parfumée qui jadis se bornait à un panel de  parfums plutôt limité (chérie ce soir  tu veux fraise ou fraise ?) voit son potentiel attractif se décupler grâce au géant Manix qui propose depuis un certain temps ses « Happy Hours » ou comment mettre de la couleur dans votre vie.

La boîte se présente sous la forme de 12 préservatifs déclinés en 4 parfums «ancrés dans l’univers des boissons ».

Inconditionnels du Martini ou du Whisky, remballez vos prétentions et souvenez vous que l’alcool est mauvais pour la santé, (et l'alcool+le sexe, mauvais pour la réputation) nous voici au temps du diabolo menthe, du milk-shake banane, de la grenadine et du chocolat frappé.
Avec, on s’en doute un peu, l’odeur qui correspond à ce cocktail explosif digne d’un goûter caritatif de Saint Nicolas Du Chardonnet (manque que les biscuits secs et les serres-têtes velours tiens !).

Donc 4 parfums qui vont, Messieurs, vous habiller comme un gant, ou plutôt comme un néon digne de Pigalle. Avec le Diabolo Menthe c’est presque la petite Maison dans la prairie qui surgit devant vos yeux ! Le chocolat frappé lui donnera un style un peu plus austère mais néanmoins chic et classe, un genre de Thierry Ardisson en plus siliconé. Le grenadine est flamboyant pour une salsa du démon endiablée, quand au Milk-Shake Banane, c’est un peu la Martinique et son soleil qui se dévoile … Chaleur … !

Côté odeur, c’est un peu revenir à ce que je disais plus haut : il est fort peu probable que celui qui a conçu ce truc l’ait testé lui-même. Ou bien avait-il décidé de coupler la campagne d’hygiène bucco dentaire à celle du préservatif … Mystère ! Le diabolo n’a rien à envier à son collègue Fluocaryl, Pour le chocolat Frappé on est très loin de chez Starbuck, Grenadine est tellement sucré qu’on se demande combien de calories on va encore choper, quand à Milk-Shake Banane, ben ça sent la … banane ! On aime, ou pas !

Je n’ai jamais réellement compris cette volonté des fabriquants de toujours vouloir sophistiquer un produit qui se doit avant toute chose d’être simple. Les années sida ayant suffisamment souligné le coté essentiel du truc, fallait – il pour autant en rajouter des couches et des couches et ne pas plutôt se pencher sur un coté épuré !

Mystère du marketing et des sondages de consommateurs.

A vous donc de composer comme il se doit le cocktail de votre Happy Hour !

Et puis à l'occasion, demandez à votre chéri de gonfler quelques petits ballons, histoire que vous ne soyez pas la seule à profiter des parfums !

Salade de fruits (colorés), jolie jolie jolie …

samedi 17 novembre 2012

"Mariage pour tous" ou le droit à l'évidence ...




Hier après midi se tenait dans les rues de Paris une manifestation "Anti mariage pour tous".
Comme son nom l'indique, les protagonistes de cette petite sauterie se voulaient assez réfractaires à l'idée d'union civile entre personnes du même sexe.

C'est en me penchant sur ma TL (Twitter List pour les non-initiés) que je me suis aperçue à quel point l'opinion pouvait être scindée (clairement on est pour ou on est contre)  et partait un peu dans n'importe quel sens en oubliant au final de se recentrer sur la motivation première de ce projet de loi  : l'égalité des droits civiques (et spécifiquement des droits parentaux) entre personnes de même sexe ou de sexe opposé.

On obtient donc une manifestation de 100 000 personnes,  toutes grandes villes de France confondues, (au dire des journalistes - source Les Echos) venues montrer leur opposition farouche à ce projet de loi, et une agitation assez manifeste de la planète Twitter en réponse ou en soutien à ces militants.

Sur Libération.fr du 17 novembre on peut lire  : Dans un communiqué à l’AFP, Najat Vallaud-Belkacem a souhaité que le débat continue d'être «mené sereinement» sur le projet de loi du «mariage pour tous» ouvrant mariage et adoption aux couples homosexuels, qu’elle considère comme «un progrès pour tous» permettant à ses yeux à la France de retrouver «sa place dans la marche pour les libertés fondamentales et pour l'égalité des droits». 

Ce soir alors que je cuisinais tranquillement un gâteau d'anniversaire pour un de mes chats (cherchez pas à comprendre ...) j'écoutais d'une oreille le témoignage d'une jeune femme lesbienne invitée sur le plateau de Thierry Ardisson.
Celle - ci expliquait son désarroi et l'absence quasi totale de législation quand à l'état de parent au sein d'un couple homosexuel. Sa compagne ayant été se faire inséminer à l'étranger, elles se sont retrouvées "MamanS" de jumeaux et les femmes les plus heureuses du monde jusqu'à ce que son amie décide de rompre pour partir avec une autre femme (et embarquant avec elle les enfants en refusant par la suite tout droit de visite). 
N'ayant pas le statut de mère puisqu'elle n'avait pas porté les jumeaux, elle s'est donc retrouvée sans rien. Sans droits, sans possibilité de visite, sans aucun recours jusqu'à ce qu'un juge veuille bien lui accorder un droit de visite  mensuel. Cette femme avait donc projeté ces enfants, vécu la grossesse en compagnie de sa compagne et s'est retrouvée comme dépossédée du droit d'aimer ces enfants, du jour au lendemain. Situation qui se serait passée forcément autrement si les enfants avaient pu être reconnus par deux personnes comme c'est le cas pour un couple hétérosexuel. 

Oui mais voilà, comment peut-on reconnaître de façon légale un enfant qui est désiré par deux femmes mais porté par une seule ?

En matière de filiation ou de reconnaissance, voici ce que l'on peut trouver sur  Service Public.fr :

La filiation d'un enfant de parents mariés est automatique. Ceux-ci n'ont pas besoin de procéder à une reconnaissance et n'ont aucune démarche à effectuer pour établir la filiation de leur enfant.

Lorsque les parents ne sont pas mariés entre eux, la filiation s'établit différemment à l'égard du père et de la mère.
La filiation maternelle est automatiquement établie dès lors que le nom de la mère figure dans l'acte de naissance, alors que la filiation paternelle suppose une démarche de la part du père : il doit reconnaître son enfant.
La reconnaissance du père peut se faire avant la naissance, lors de la déclaration de naissance et ultérieurement.
On peut donc largement considérer que ce n'est pas de simples droits qu'il faut commencer à changer, mais bel et bien toute une société. Tout un code civil, tous les bouquins, les définitions, les formulaires, les livrets de famille. TOUT ! Absolument tout est à revoir pour une refonte totale des mentalités et une évolution vers ce progrès dont nous parle plus haut Madame Vallaud-Belkacem.

Oui mais ...

Comment changer toute une société alors qu'on constate que jusqu'en 1990, l'homosexualité était encore  inscrite au titre des maladies mentale sur la liste de l'OMS ?

Comment changer une société et surtout faire miroiter à toute une population la possibilité d'un changement aussi conséquent alors que l'homosexualité, la parentalité homosexuelle et les différents modes de conceptions, de procréation  ne sont pas tous listés et détaillés au sein des manuels de SVT, enseignés dans les classes de nos enfants au même titre que n'importe quelle science naturelle. Comment les mentalités peuvent évoluer si les enfants d'aujourd'hui grandissent avec l'idée que le mariage entre hétérosexuels est la seule institution qui puisse aboutir à la création d'une famille.

Comment changer une société alors qu'on voit défiler dans la rue, aux cotés de sympathisants du Front National,  des hordes de jupes écossaises, serres-têtes velours et duffle-coat, brandissant des drapeaux "un enfant c'est un papa et une maman", prônant l'amour le partage et la bonté. Mais ayant manifestement oublié la tolérance, et simplement l'évidence, l'humain. 

De nos jours, en 2013, la notion de couple homosexuel ne devrait même pas être évoquée mais bel et bien intégrée dans les mentalités au même titre que l'hétérosexualité.

Il y a peu de temps, un ami de mon fils est venu jouer à la maison un après midi.
Mon fils me parlait de ce copain très souvent, me disant qu'il était nouveau, qu'il avait pas trop de copains et trouvant nécessaire d'ajouter : "tu sais maman, Julien il a un papa et deux mamans".

Je lui expliquais gentiment qu'il n'était pas possible biologiquement d'avoir un papa et deux mamans mais qu'une femme pouvait avoir eu un enfant (du papa en question) et vivre désormais avec une femme.

Au cours de son après midi passée avec nous, le petit Julien essayait par tous les moyens de recentrer la conversation sur ses "deux mamans". Comme s'il lui était nécessaire de poser la situation pour qu'elle apparaisse établie, banale à nos yeux. 

Je lui demandais alors par curiosité pourquoi il utilisait ce terme de "deux mamans" alors qu'il devait savoir qu'on ne peut avoir qu'une seule maman d'un point de vue biologique et que la personne qui vivait avec sa mère était tout simplement sa compagne, puisqu'il avait un papa qu'il voyait un week-end sur deux et la moitié des vacances.

En m'entendant prononcer ces paroles, Julien se retrouva un peu perplexe puis constatant que je lui évoquais le sujet avec une simplicité désarmante, se reprit immédiatement en me disant "oui, vous avez raison" puis trouva opportun de préciser que, c'était logique,  si sa mère venait à mourir, il irait vivre chez son père (!)

Etrange et complexe lucidité d'un petit bonhomme de 10 ans qui avait probablement tout compris mais qui évoluait au sein de mentalités qu'il estimait encore bien bétonnées. Il lui fallait les tester pour se sentir en milieu serein. Forcément.

Un sujet qui ne laisse personne indifférent.

Un beau et louable projet de Monsieur Hollande qui en voulant glaner des voix a peut être mis la barre un peu haut. Le chantier est conséquent Monsieur le Président et malheureusement,  vous n'avez pas l'air d'avoir la carrure du maître d'oeuvre adéquat.

En attendant, continuons donc de défendre un seul et unique droit : celui de l'évidence.


jeudi 15 novembre 2012

Twilight dans ton string





Aujourd’hui, pour fêter mon retour tant attendu sur mon Blog après ces quelques semaines d’absence, je vais me pencher sur un sujet extrêmement féminin.

Une fois n’est pas coutume, les quelques courageux mecs monosynaptiques qui ne résistaient pas à l’envie de me lire régulièrement, vous pouvez allez voir là bas si j’y suis, on a pas besoin de vous, ouste.

OUSTE J’AI DIT !

Donc cet aprèm, j’ouvre mon ordi pour Facebooker un peu ( ou autres activités virtuelles et non moins indispensables à ma vie trépidante ) quand je jette un œil sur les publicités ciblées que je trouve sur la bannière droite de ma page Facebook.

L’une d’elle m’interpelle immédiatement et je ne peux m’empêcher de cliquer sur un lien intitulé la «Fleurcup».

Au départ, au vue de l’image d’illustration je penche pour une boutique en ligne de capotes toutes formes et couleurs mais je déchante très vite en investiguant la page d’accueil pour découvrir à quoi est destiné la Fleurcup et la liste des précisions nécessaires à son bon fonctionnement.

La Fleurcup est (je cite) une «coupelle menstruelle,  protection hygiénique réutilisable, alternative au tampon périodique et à la serviette hygiénique. Souple et flexible, elle se place dans le vagin pour recueillir les règles» 


Globalement, ce machin dont vous voyez la photo ci-dessus, est une alternative (pseudo écolo) aux tampons et autres serviettes hygiéniques dont nous les femmes nous usons et abusons (à en croire le site !) durant toute notre vie entière.

Fleurcup s’introduit dans le vagin un peu comme un diaphragme et telle une ventouse à l’envers,  va servir à recueillir le sang tout au long de la période des règles. D’ailleurs c’est assez déroutant car à aucun moment le site  n’évoque le mot  sang mais préfère plutôt parler de «règles» ou de «flux». Comme si il y avait une réelle volonté de ne pas confronter le client potentiel avec la réalité du produit : on va s’en prendre plein les doigts pour pas un rond !!!

Une fois introduite dans le vagin, le bazar reste donc en place et permet une récupération optimum des eaux usées avec une durée de vie assez illimitée et une nécessité de vidange réduite à deux fois par jour sans excéder les 12h.

Une petite démonstration animée est présente sur le site (pas en situation bien entendue mais relayée avec l’aide de carafe d’eau !!! ) afin que l’utilisatrice potentielle se fasse une idée exacte et réelle de l’efficacité du produit.

La Fleurcup c’est donc :
  •  2 tailles différentes (des fois qu’on ait un vagin de jument)
  • Une économie de près de 2400 euros de serviettes hygiéniques (comme moyenne dépensée dans une vie ) et tout autant de tampons ! C’est toujours ça de récupéré pour les clopes ! (« Chéri ! Je me remets à fumer parce que j’achète plus de tampons grâce à mon réservoir !!»).
  • La possibilité de dormir avec en toute quiétude !  (Le site ne parle pas d’éventuels débordements nocturnes).
  • La possibilité de pratiquer toutes les activités de notre choix (là non plus, quid des fuites ! Serait-ce à ce point un produit 100% fiable, indolore, confortable, idéal ?)
  • Le respect de l’environnement (12 000 tampons sont utilisés en moyenne par une femme au cours de sa vie ! ) Ceci ne prend pas en compte la fréquence du lavage de mains lors du montage et démontage du bazar !

Et quatre méthodes de pliage présentées pour faciliter la pose.

Bien, donc la question que je me pose maintenant c’est de savoir exactement  ce qui s’est passé dans la tête de la personne qui a inventé un truc pareil. Etait-ce une femme ? Un homme ? Etait-ce une ménopausée en mal de jeunesse ayant la volonté de se venger de la génération d’après. Etait-ce un membre de la famille Cullen ou bien un fétichiste de la saga fantasmant sur le silicone.

Quand on sait combien chaque cycle peut être aléatoire et différent en fonction de l’âge, de la contraception (ou pas) et de l’état psychologique et physiologique de la personne qui le subit (oui vous là, là et là, ne me dites pas que vous ne subissez pas vos règles, c’est tout bonnement une période pourrie dans le mois ! Sans compter la période prémenstruelle et son sacro-saint syndrome qui, outre  le fait de doubler de volume en me tordant de douleurs de bide, me ferait presque braquer une station service  pour une tablette de chocolat à minuit et  pleurer en regardant une rediff de Collaro Show).

Quel bonheur d’être une fille.

En attendant je vous invite ardemment à tester ce produit et à me faire part de vos impressions. Petit conseil non négligeable : n’oubliez pas vos lingettes Kandoo !

#Schlourf !

mercredi 8 août 2012

R.I.P



Requiescat In Pace, Rest In Peace ...

Au choix …

En tout état de cause, il s’agit là de reposer en paix et rien d’autre.
Si l’on considère les lieux où figure habituellement cette abréviation, il serait donc bien fondé de trouver la paix en ayant au préalable bouffé les pissenlits par la racine.

Ceci étant une notion relativement abstraite car il est bien évidemment impossible de savoir si l’on trouve la paix une fois mort.

La paix est un concept assez étrange.

« Fous-moi la paix ! » Dans cette phrase réside une injonction débordante d’agressivité. Un peu paradoxal pour une personne qui réclame un état qu'elle est elle-même incapable de mettre en application, à plus forte raison dans la façon de le formuler.

A presque quarante ans, il m’arrive souvent de réfléchir à ce qui me serait vraiment vital de posséder au-delà de 148 paires de chaussures, 52 sacs à mains, une taille 40, du temps pour moi, un Iphone et une voiture neuve un peu plus grande.

A presque quarante ans on a juste envie d’avoir la paix.

Mais c’est quoi exactement la paix ?

Lors d’une journée passée en compagnie d’amis proches, invitée à déjeuner à leur table sur leur lieu de vacances, je me risquais à demander si je pouvais fumer une cigarette et le cas échéant, si je pouvais disposer d’un cendrier (je déteste importuner le monde avec ma cigarette et partant du principe qu’un non fumeur n’a pas à subir ma fumée, je demande toujours la «permission» par politesse et à plus forte raison si je ne suis qu’en présence de non-fumeurs).

Le maître de maison obtempéra non sans un rictus « pffff ! C’est pas bien de fumer ». Et là il enquillait sur la nocivité du tabac, les risques cardiovasculaires, les bienfaits d’une vie saine et équilibrée, du sport (du quoi ???? ) et j’en passe …

Oui effectivement c’est pas bien de fumer.
De boire non plus d’ailleurs.
De manger des bonbons Haribos.
De me goinfrer de glaces arrosées de chantilly.
De ne pas faire de sport ( DE QUOI ???? )
De me coucher à trois heures du mat.
De visiter les cimetières.
De prendre en photo des tombes.
De dire des gros mots devant mes enfants.
De les laisser jouer à Scarface et COD ( Call Of Duty pour les Noobs qui lisent et comprennent pas )
De ne pas les nourrir à coup de 5 fruits et légumes par jour
De dépenser de l’argent en futilités.
De ne pas travailler.
De ne pas mettre mes enfants à la cantine
De partir en Thalasso seule ( OUI SEULE !!! FREEEEEEEEEEEE ! )

La liste est non exhaustive !

C’est donc pas bien tout ça, et cette liste a été établie en me basant sur les  idées toutes faites provenant d’ici ou là au sein d’un entourage plus ou moins proche.

Ledit entourage qui forcément réclame aussi son lot de paix. Mais il est toujours plus facile d’aller balancer un pavé dans la mare de son voisin à coup de « j’te dis ça c’est pour ton bien »  plutôt que de se pencher sur la recherche de sa propre paix.

Empêcheurs de buller en rond, moralistes en tous genres, intégristes de la bienséance ou membres actifs d’une société où il fait bon juger plutôt que d’envisager l’autre dans sa globalité, son histoire personnelle, ses attentes, sa sensibilité, ils ne réalisent pas forcément le côté nocif et pernicieux de leurs interventions régulières.

La paix, c’est une utopie.
Un truc probablement inatteignable en dehors de la mort et les vivants se rassurent en écrivant sur les sépultures le fameux R.I.P.
Comme une parole établie, une certitude qu’il faut répéter inlassablement pour se conforter qu’un jour on y aura quand même accès.

A l’échelle planétaire, la paix n’existera sans doute jamais.
A l’échelle individuelle non plus, ou bien sera un état très fugace.

La paix, ce serait ne plus avoir à subir la bombe à chiottes du connard de voisin du dessus qui me vaporise chaque fois que je fais un steack haché ou que j’allume une clope sur la terrasse.

La paix ce serait ne plus avoir à entendre un «CONNASSE» hurlé par une mémé en 4x4 à première vue respectable parce que j’ai eu le malheur de ne pas avancer assez vite au rond-point.

La paix ce serait pouvoir enfin faire ce que j’ai envie de faire tant que ces agissements ne deviennent pas un préjudice physiologique ou psychologique pour autrui ?

Oui mais voilà, où commence donc le préjudice ?

« Puisque la mort est la paix éternelle, si tu veux la paix, fais le mort »
Jean L’Anselme, Poète français

#boufferlespissenlitsparlaracine …




mercredi 4 juillet 2012

Joyeux NonAnniversaire ...




J’ai toujours détesté organiser les anniversaires de mes enfants.

Quand je parle d’anniversaire, j’entends par là une après midi en compagnie d’une demi douzaine de gosses au bas mot, invités la plupart du temps au sein de la classe, ceux qui auront été soigneusement triés sur le volet par le Putois du moment.

En bonne mère indigne, j’ai rusé à plusieurs reprises, en déléguant cela à des super pros de la chose (Buffalo Grill, Mac Do ou autre abomination du même genre qui ont un souci du bien être des enfants bien inférieur à celui déployé par un scarabée pour la bouse qu’il est en train de rouler).

J’ai bien essayé de rameuter du staff en la personne de Mamounette ou d’amies dévouées qui venaient m’aider à gérer une horde de huit gamins complètement hystéros qu’il faut occuper avec un bébé de 18 mois au milieu  et un demi Putois qui a juste envie de faire comme les grands.

Ces gosses là, je ne les ai évidemment pas choisis puisque ce sont les amis de mon fils. Et je peux difficilement expliquer à mon fils de huit, neuf ou même dix ans que son copain, là, celui qu’il adore, ben je le trouve extrêmement insolent, capricieux, mal élevé, à la limite du supportable, voir même carrément infernal.

Se farcir en plus les parents, la pluie et le beau temps, ceux qui n'ont pas envie de rentrer chez vous parce qu'ils craignent peut être de se salir, ceux qui au contraire s'installent direct dans le fauteuil en attendant qu'on leur serve l'apéro, ceux qui vous branchent sur les méthodes impensables de la prof, ceux qui viennent récupérer leur gamin avec une heure de retard

Subir est donc le maître mot des anniversaires et je me rappelle les trésors de patience et de dévouement que déployait Mamounette pour nous organiser des anniversaires dignes de ce nom, où nous retournions l’appartement en bande organisées du crime rose et glamouresque, petites filles obsédées par les barbies, les déguisements et le dernier épisode de Candy : « Terry va-t-il enfin l’embrasser sur la bouche ? »

Des anniversaires roses et pailletés, j’en suis encore bien loin et j’ai de belles années à tenir au sein d’un univers débordant de testostérone.

Ayant honteusement zappé les 10 ans de Putois n°1 et voyant se profiler les 11 ans à toute vitesse, je décidais donc de lui organiser un joyeux NonAnniversaire, histoire de réunir ses meilleurs potes avant le départ au collège et de me rattraper de ses 10 ans qui ont le malheur de tomber chaque année en pleine période de rentrée scolaire et de seconde session de partiels (j’ai d’ailleurs accouché un jour de rentrée scolaire et le trajet maison/périph/clinique fut épique ! J’ai le souvenir d’un routier en plein embouteillage me regardant paniqué du haut de sa cabine alors que j’étais en train de me tenir le bide et de faire mes exercices respiratoires, ponctués de rictus assez démentiels …).

Je proposais donc le Laserquest. Réponse de Putois n°1 :  c’est pour les bébés ! Je veux du Paintball.

Va pour le Paintball.

Alors à partir de ce moment là, vous entrez comme qui dirait dans une autre dimension.

Je passe l’organisation de la logistique pour cette demi journée, les autorisations à faire signer par les parents, les parents qui ne daignent pas répondre, ceux qui font répondre leur gosse mais qui ne prennent même pas la peine de se fendre d'un SMS ou d'un email afin de remercier pour l’invit’ ( 50 euros par gosse hein quand même … ) ceux qui vous appellent le soir de la deadline en s’excusant la queue entre les jambes « je suis confuse, ce jour là mon fils fête son anniversaire mais il n’a pas invité votre fils ! Rholala Je suis confuse hein ! Qu’est ce que je suis confuse … »
Ben co******sse, t’as juste reçu l’invit y’a une semaine, ça t’aurait écorché la tronche de me répondre illico, j’aurai déplacé la date et ça m’aurait évité d’avoir la moitié de la classe kidnappée à l’anniversaire de ton nain et donc empêchée de venir à celui de mon fils.

Enfin, vous avez l’option gamin qui vous arrête en pleine rue pour papoter et avec lequel vous engagez une conversation plutôt surréaliste :

 - Bonjour M’dame !
 - Alors mon chou tu viens à l’anniversaire ?
 - Non, ma mère veut pas.
 - Ah ben c’est dommage.
 - Ben oui, mais bon.
 - Bon ben une prochaine fois alors !
 - Oui … mais dites moi au fait, ca va vous coûter beaucoup d’argent tout ça quand même ! Le Paintball ça coûte cher ! Et puis si vous louez une voiture en plus pour emmener tout le monde, plus le goûter etc … Ca fait beaucoup de dépenses non ?

Forcément là on imagine tout de suite que le raisonnement provient du cerveau du gamin et pas du tout (mais alors du tout, du tout) d’un élément extérieur qui aurait comme qui dirait « formaté » le pauvre gosse.

Ces personnes m’ayant au final permis de faire des économies, c’est en comité réduit que nous nous sommes retrouvés au Paintball.  A nous défouler (oui, moi y compris !) dans une ambiance 100% testostérone, au milieu des combinaisons de peintre en bâtiment et des casques version « j’ai la tronche d’une termite et j’assume ».

Deux heures de combat avec des armes qui vous balancent des billes de peinture à 300 km/h, à l’intérieur d’un hangar immense, truffé d’obstacles, une odeur à faire vomir un légiste, des animateurs qui vous hurlent dessus version Full Metal Jacket, des gosses surexcités (à tous ceux qui pensent qu’il n’existe pas de prédisposition des genres en matière de jeux de guerre et autre trucs du même style, je leur réponds : VENEZ TESTER LE PAINT BALL ! )

Au bout de 8 sessions, de 45 litres de sueur écoulés, d’une odeur étrange et mystérieuse commençant à se former en dessous de mon costume absolument pas glamour, (note pour plus tard, éviter le jean - pas confort du tout- et le maquillage - oui on transpire AUSSI des yeux ! ) de quatre billes reçues sur le crâne (oui je sais c’est pas beaucoup mais je me suis planquée souvent !) et d’un brushing en berne, je déclarais forfait pour aller siroter un coca zéro au bar en attendant que ces fous furieux aient écoulé leur stock de billes.

Hier, Putois N°1 m’a demandé quelle avait été la journée préférée de ma vie.
Je n’ai pas vraiment su quoi lui répondre.

« Et bien moi Maman, c’était ma journée Paintball, c’était trop bien ! ».

Rien que pour entendre ça, ça vallait le coup de me customiser en termite.

#onyretourneramonfils …