mercredi 8 août 2012

R.I.P



Requiescat In Pace, Rest In Peace ...

Au choix …

En tout état de cause, il s’agit là de reposer en paix et rien d’autre.
Si l’on considère les lieux où figure habituellement cette abréviation, il serait donc bien fondé de trouver la paix en ayant au préalable bouffé les pissenlits par la racine.

Ceci étant une notion relativement abstraite car il est bien évidemment impossible de savoir si l’on trouve la paix une fois mort.

La paix est un concept assez étrange.

« Fous-moi la paix ! » Dans cette phrase réside une injonction débordante d’agressivité. Un peu paradoxal pour une personne qui réclame un état qu'elle est elle-même incapable de mettre en application, à plus forte raison dans la façon de le formuler.

A presque quarante ans, il m’arrive souvent de réfléchir à ce qui me serait vraiment vital de posséder au-delà de 148 paires de chaussures, 52 sacs à mains, une taille 40, du temps pour moi, un Iphone et une voiture neuve un peu plus grande.

A presque quarante ans on a juste envie d’avoir la paix.

Mais c’est quoi exactement la paix ?

Lors d’une journée passée en compagnie d’amis proches, invitée à déjeuner à leur table sur leur lieu de vacances, je me risquais à demander si je pouvais fumer une cigarette et le cas échéant, si je pouvais disposer d’un cendrier (je déteste importuner le monde avec ma cigarette et partant du principe qu’un non fumeur n’a pas à subir ma fumée, je demande toujours la «permission» par politesse et à plus forte raison si je ne suis qu’en présence de non-fumeurs).

Le maître de maison obtempéra non sans un rictus « pffff ! C’est pas bien de fumer ». Et là il enquillait sur la nocivité du tabac, les risques cardiovasculaires, les bienfaits d’une vie saine et équilibrée, du sport (du quoi ???? ) et j’en passe …

Oui effectivement c’est pas bien de fumer.
De boire non plus d’ailleurs.
De manger des bonbons Haribos.
De me goinfrer de glaces arrosées de chantilly.
De ne pas faire de sport ( DE QUOI ???? )
De me coucher à trois heures du mat.
De visiter les cimetières.
De prendre en photo des tombes.
De dire des gros mots devant mes enfants.
De les laisser jouer à Scarface et COD ( Call Of Duty pour les Noobs qui lisent et comprennent pas )
De ne pas les nourrir à coup de 5 fruits et légumes par jour
De dépenser de l’argent en futilités.
De ne pas travailler.
De ne pas mettre mes enfants à la cantine
De partir en Thalasso seule ( OUI SEULE !!! FREEEEEEEEEEEE ! )
…

La liste est non exhaustive !

C’est donc pas bien tout ça, et cette liste a été établie en me basant sur les  idées toutes faites provenant d’ici ou là au sein d’un entourage plus ou moins proche.

Ledit entourage qui forcément réclame aussi son lot de paix. Mais il est toujours plus facile d’aller balancer un pavé dans la mare de son voisin à coup de « j’te dis ça c’est pour ton bien »  plutôt que de se pencher sur la recherche de sa propre paix.

Empêcheurs de buller en rond, moralistes en tous genres, intégristes de la bienséance ou membres actifs d’une société où il fait bon juger plutôt que d’envisager l’autre dans sa globalité, son histoire personnelle, ses attentes, sa sensibilité, ils ne réalisent pas forcément le côté nocif et pernicieux de leurs interventions régulières.

La paix, c’est une utopie.
Un truc probablement inatteignable en dehors de la mort et les vivants se rassurent en écrivant sur les sépultures le fameux R.I.P.
Comme une parole établie, une certitude qu’il faut répéter inlassablement pour se conforter qu’un jour on y aura quand même accès.

A l’échelle planétaire, la paix n’existera sans doute jamais.
A l’échelle individuelle non plus, ou bien sera un état très fugace.

La paix, ce serait ne plus avoir à subir la bombe à chiottes du connard de voisin du dessus qui me vaporise chaque fois que je fais un steack haché ou que j’allume une clope sur la terrasse.

La paix ce serait ne plus avoir à entendre un «CONNASSE» hurlé par une mémé en 4x4 à première vue respectable parce que j’ai eu le malheur de ne pas avancer assez vite au rond-point.

La paix ce serait pouvoir enfin faire ce que j’ai envie de faire tant que ces agissements ne deviennent pas un préjudice physiologique ou psychologique pour autrui ?

Oui mais voilà, où commence donc le préjudice ?

« Puisque la mort est la paix éternelle, si tu veux la paix, fais le mort »
Jean L’Anselme, Poète français

#boufferlespissenlitsparlaracine …




mercredi 4 juillet 2012

Joyeux NonAnniversaire ...




J’ai toujours détesté organiser les anniversaires de mes enfants.

Quand je parle d’anniversaire, j’entends par là une après midi en compagnie d’une demi douzaine de gosses au bas mot, invités la plupart du temps au sein de la classe, ceux qui auront été soigneusement triés sur le volet par le Putois du moment.

En bonne mère indigne, j’ai rusé à plusieurs reprises, en déléguant cela à des super pros de la chose (Buffalo Grill, Mac Do ou autre abomination du même genre qui ont un souci du bien être des enfants bien inférieur à celui déployé par un scarabée pour la bouse qu’il est en train de rouler).

J’ai bien essayé de rameuter du staff en la personne de Mamounette ou d’amies dévouées qui venaient m’aider à gérer une horde de huit gamins complètement hystéros qu’il faut occuper avec un bébé de 18 mois au milieu  et un demi Putois qui a juste envie de faire comme les grands.

Ces gosses là, je ne les ai évidemment pas choisis puisque ce sont les amis de mon fils. Et je peux difficilement expliquer à mon fils de huit, neuf ou même dix ans que son copain, là, celui qu’il adore, ben je le trouve extrêmement insolent, capricieux, mal élevé, à la limite du supportable, voir même carrément infernal.

Se farcir en plus les parents, la pluie et le beau temps, ceux qui n'ont pas envie de rentrer chez vous parce qu'ils craignent peut être de se salir, ceux qui au contraire s'installent direct dans le fauteuil en attendant qu'on leur serve l'apéro, ceux qui vous branchent sur les méthodes impensables de la prof, ceux qui viennent récupérer leur gamin avec une heure de retard

Subir est donc le maître mot des anniversaires et je me rappelle les trésors de patience et de dévouement que déployait Mamounette pour nous organiser des anniversaires dignes de ce nom, où nous retournions l’appartement en bande organisées du crime rose et glamouresque, petites filles obsédées par les barbies, les déguisements et le dernier épisode de Candy : « Terry va-t-il enfin l’embrasser sur la bouche ? »

Des anniversaires roses et pailletés, j’en suis encore bien loin et j’ai de belles années à tenir au sein d’un univers débordant de testostérone.

Ayant honteusement zappé les 10 ans de Putois n°1 et voyant se profiler les 11 ans à toute vitesse, je décidais donc de lui organiser un joyeux NonAnniversaire, histoire de réunir ses meilleurs potes avant le départ au collège et de me rattraper de ses 10 ans qui ont le malheur de tomber chaque année en pleine période de rentrée scolaire et de seconde session de partiels (j’ai d’ailleurs accouché un jour de rentrée scolaire et le trajet maison/périph/clinique fut épique ! J’ai le souvenir d’un routier en plein embouteillage me regardant paniqué du haut de sa cabine alors que j’étais en train de me tenir le bide et de faire mes exercices respiratoires, ponctués de rictus assez démentiels …).

Je proposais donc le Laserquest. Réponse de Putois n°1 :  c’est pour les bébés ! Je veux du Paintball.

Va pour le Paintball.

Alors à partir de ce moment là, vous entrez comme qui dirait dans une autre dimension.

Je passe l’organisation de la logistique pour cette demi journée, les autorisations à faire signer par les parents, les parents qui ne daignent pas répondre, ceux qui font répondre leur gosse mais qui ne prennent même pas la peine de se fendre d'un SMS ou d'un email afin de remercier pour l’invit’ ( 50 euros par gosse hein quand même … ) ceux qui vous appellent le soir de la deadline en s’excusant la queue entre les jambes « je suis confuse, ce jour là mon fils fête son anniversaire mais il n’a pas invité votre fils ! Rholala Je suis confuse hein ! Qu’est ce que je suis confuse … »
Ben co******sse, t’as juste reçu l’invit y’a une semaine, ça t’aurait écorché la tronche de me répondre illico, j’aurai déplacé la date et ça m’aurait évité d’avoir la moitié de la classe kidnappée à l’anniversaire de ton nain et donc empêchée de venir à celui de mon fils.

Enfin, vous avez l’option gamin qui vous arrête en pleine rue pour papoter et avec lequel vous engagez une conversation plutôt surréaliste :

 - Bonjour M’dame !
 - Alors mon chou tu viens à l’anniversaire ?
 - Non, ma mère veut pas.
 - Ah ben c’est dommage.
 - Ben oui, mais bon.
 - Bon ben une prochaine fois alors !
 - Oui … mais dites moi au fait, ca va vous coûter beaucoup d’argent tout ça quand même ! Le Paintball ça coûte cher ! Et puis si vous louez une voiture en plus pour emmener tout le monde, plus le goûter etc … Ca fait beaucoup de dépenses non ?

Forcément là on imagine tout de suite que le raisonnement provient du cerveau du gamin et pas du tout (mais alors du tout, du tout) d’un élément extérieur qui aurait comme qui dirait « formaté » le pauvre gosse.

Ces personnes m’ayant au final permis de faire des économies, c’est en comité réduit que nous nous sommes retrouvés au Paintball.  A nous défouler (oui, moi y compris !) dans une ambiance 100% testostérone, au milieu des combinaisons de peintre en bâtiment et des casques version « j’ai la tronche d’une termite et j’assume ».

Deux heures de combat avec des armes qui vous balancent des billes de peinture à 300 km/h, à l’intérieur d’un hangar immense, truffé d’obstacles, une odeur à faire vomir un légiste, des animateurs qui vous hurlent dessus version Full Metal Jacket, des gosses surexcités (à tous ceux qui pensent qu’il n’existe pas de prédisposition des genres en matière de jeux de guerre et autre trucs du même style, je leur réponds : VENEZ TESTER LE PAINT BALL ! )

Au bout de 8 sessions, de 45 litres de sueur écoulés, d’une odeur étrange et mystérieuse commençant à se former en dessous de mon costume absolument pas glamour, (note pour plus tard, éviter le jean - pas confort du tout- et le maquillage - oui on transpire AUSSI des yeux ! ) de quatre billes reçues sur le crâne (oui je sais c’est pas beaucoup mais je me suis planquée souvent !) et d’un brushing en berne, je déclarais forfait pour aller siroter un coca zéro au bar en attendant que ces fous furieux aient écoulé leur stock de billes.

Hier, Putois N°1 m’a demandé quelle avait été la journée préférée de ma vie.
Je n’ai pas vraiment su quoi lui répondre.

« Et bien moi Maman, c’était ma journée Paintball, c’était trop bien ! ».

Rien que pour entendre ça, ça vallait le coup de me customiser en termite.

#onyretourneramonfils …

samedi 30 juin 2012

Jamais sans ma conscience ...




Avoir conçu un enfant, être en mesure de procréer, n’est malheureusement pas synonyme de bons soins, bienveillance, amour et abnégation. 

Précision non négligeable : on pourrait penser que le premier enfant est toujours  un peu là pour «essuyer les plâtres» et qu’on fera forcément mieux au suivant.
NON ! Il y a des familles entières où les fratries sont toutes en grande souffrance psychique, voire physique. Et si il est évident que les parents ont échoué au premier, ils ont quelque peu redoublé d’efforts pour faire encore pire au second, voir au troisième.

Pourtant, c’est bien connu, il n’existe pas de parent parfait.

Bon alors ça déjà quand on a compris ce concept, on a abattu 50% du boulot qui nous était attribué.

Mais alors quelle est la frontière entre ce qui est bon de faire, ce qui est fait, ce qui doit être fait ?

Forcément, on aura beau leur faire à bouffer bio, les habiller en  Bonpoint, les bombarder de cinq activités périscolaires par semaine et s’appliquer devant eux à un parler irréprochable, ceci ne sera pas pour autant gage d’une sphère parentale équilibrée et suffisante pour aider l’enfant à acquérir tous les apprentissages qui lui sont nécessaires et le voir gravir consciencieusement et une par une les étapes majeures de son bon développement.

J’ai toujours été frappée de découvrir à quel point l’inconscience parentale sévissait partout et dans tous les milieux sociaux-culturels.

Bien souvent, se faire qualifier d’inconscient prend une tournure péjorative. La bonne (ou mauvaise) nouvelle est justement que ça l'est ! Ceci me fait bien rire ! La majorité des personnes qui réagissent au quart de tour ne prennent même pas la peine de se repencher sur le mot en lui-même ni même sur la situation qui en est à l'origine. Forcément, une personne qualifiée d’inconsciente ne peut qu’être vexée d’être pointée du doigt pour une situation sur laquelle elle n’avait pas pris le temps de se pencher.

Inconscient signifie littéralement ne pas être conscient de quelque chose.

Mais comment moi «parent » (privilège suprême et être supérieur forcément…) puis-je faire preuve d’inconscience  en ce qui concerne mon enfant ? Cela n’a pas de sens, la logique veut que :

1 – C’est mon enfant
2 – Je l’aime
3 – Donc je sais ce qui est bon pour lui

Manque de bol c’est pas forcément comme ça que cela fonctionne …

Arrêtons-nous quelques instants sur la notion de conscience.

La conscience se définit comme la perception plus ou moins immédiate de tout ce qui nous entoure (d’un point de vue cognitif évidemment, mais aussi biologique) et par extension, de tout ce qui peut découler de cette perception :

« Je suis consciente que si je laisse mon gamin jouer au foot sur la route, il risque de se faire faucher par une voiture, raison pour laquelle je lui ai interdit d’aller jouer au ballon sur la route »

Situation (normale ! )= perception/conscience= déduction

Une personne inconsciente n’est donc, forcément pas CONSCIENTE des répercussions biologiques, cognitives, émotionnelles et psychologique qu’un état, une situation, une parole, peuvent engendrer.

Je n’ai quasiment aucune tolérance avec l’inconscience parentale, celle si étant le plus souvent synonyme d'absence totale de bon sens. 

L'inconscience parentale se rapproche, à mon sens, de la négligence parentale, sous quelque forme que ce soit. Un enfant étant encore une fois notre pur produit. Il est soumis à notre bon vouloir et nos agissements. Celui-ci n’aura pas ou peu de jugement sur nos actes car tout ce qui proviendra de nous pourra lui paraître comme normal. Il ne peut pas faire autrement que de se fier à nous pour ses agissements.

« Il est normal pour un enfant d’aller à l’école seul à l’âge de 6 ans ».
Un enfant n’a physiologiquement parlant pas le même champ de vision qu’un adulte et celui-ci n’est pas définitif avant l’âge de 10-12 ans environ. Ils n’ont donc pas la même aptitude que nous à juger de la dangerosité d’une route et n’estiment pas les distances à leur juste valeur. Ils risquent plus facilement de se faire renverser en traversant au dernier moment.

« Il est normal de laisser un enfant seul dans un appartement ou une maison le temps d’aller : faire une course/les magasins/bosser … (liste non exhaustive) »
J’ai le souvenir d’une amie me racontant que sa voisine avait laissé son fils de 10 ans s’occuper seul de son petit frère de 5 ans deux journées durant parce qu’elle n’avait pas trouvé de mode de garde pendant les vacances et qu’elle ne voulait pas s’absenter de son travail.

Faire porter à un enfant de 10 ans la responsabilité du bien être et de la sécurité d’un enfant de 5 ans est une démonstration fulgurante de l’inconscience parentale.

Hasard ? Ignorance ? Pleine conscience dépassée par souci de confort et de flegmatisme ? L'inconscience parentale apparaît quelquefois lors de situations tellement surréalistes que c'est à se demander si les personnes  ont été dotée d'un cerveau et de tous les composants qui vont avec.

Il n’en reste pas moins que le résultat d’un état d'inconscience parentale  peut très vite virer au drame. Les titres des journaux télévisés nous rappellent un peu plus chaque jour cette triste réalité.

Les rayons «éducation» des librairies regorgent d’ouvrages ayant à quelque chose près le même titre «comment bien élever ses enfants ? ».
Curieusement, j’ai rarement vu d’ouvrage intitulé « être vous prêts pour être des parents responsables, bienveillants,  civilisés ? » 

Pourtant, à en observer certains, et comme le fait remarquer si judicieusement Terry Pratchett dans son oeuvre  (Procrastination - Le Disque Monde – Editions l’Atalante )   ‎"Parfois je me dis que les gens devraient passer un véritable examen avant de pouvoir devenir des parents. Pas seulement les travaux pratiques ..."

Avoir des enfants n’est ni un droit, ni un privilège.

Travaillons donc à notre pleine conscience de rester ou devenir enfin des parents acceptables, avant d’espérer façonner des enfants parfaits.



mercredi 2 mai 2012

MOI de Mai ...




Si comme moi vous accordez une attention toute particulière aux mots, phrases prononcées quelquefois à la va-vite, ou encore expressions significatives, vous avez peut être déjà pris la peine de vous arrêter sur ces  petites maximes ou proverbes, adages populaires qui se déroulent au fil des mois et que nous avalons chaque année avec la même ferveur, essayant en permanence de les graver quelque part dans un cerveau probablement déjà bien alourdi de contingences quotidiennes.

Avril est fini et nous avons eu, en plus des cloches, lapins et autres "Joyeusetées chocolatières" qu'on aime se souhaiter à Pâques, le traditionnel "en avril, ne te découvre pas d'un fil, en mai, fais ce qu'il te plaît ".

En furetant sur internet, je trouve même une suite à ce dicton, en ces termes précis : "en juin tu te vêtiras d'un rien" ...

J'ai toujours eu un peu de mal avec les proverbes. Souvent ils s'avèrent carrément fondés et là on passe sa vie à pester en se souvenant, tel un des deux vieux du Muppet Show "rhooo, putain, j'aurai dû me souvenir du proverbe ...", ou bien la phrase est complètement à coté de la plaque, voir même extrêmement dénuée de sens et on en vient à se demander si le gars ( parce que cela ne peut être qu'un gars ) qui a pondu ça n'avait pas fumé la quasi totalité du stock de l'herboriste de la Rue de Clichy !

En mai, faites donc ce qu'il vous plaît.  On a coutume de penser que c'est  exclusivement réservé à la météo et à la façon dont nous allons nous vêtir pour chaque jour du mois ( oui j'ai le droit de mettre un débardeur fushia en lycra lamé et un legging en polaire orange pour aller avec, le tout accompagné de baskets fluo, version "le lampadaire c'était moi"... m'en fous, en mai je fais ce qu'il me plait ! Ceci dit, faites moi enfermer si vous constatez que je mets ce plan-ci à exécution ... Mon glamour n'y survivrait pas !  ). Or, il se trouve que bon nombre d'entre nous ont souvent envie de détourner la fonction vestimentaire première de cette phrase, probablement investis par cette ambiance  printanière et ce vent de fleurs qui vient nous chatouiller les narines ! Ca sent quand même un peu la liberté tout ça !

Nous sommes en mai, le 2 mai pour être plus précis (La Saint Boris ... Ce soir c'est Soirée  Disco). Et qui a donc la possibilité de faire ce qui lui plaît à ce moment précis ? (à part peut être François Hollande qui à l'heure qu'il est doit se délecter des cinq prochaines années qui vont s'offrir à lui, où il va pouvoir mettre en pratique cet adage et faire exactement ce qui lui paît de faire, et pas uniquement d'un point de vue vestimentaire, on est pas rendus ... ).

On pourrait éventuellement se poser cinq minutes et se demander ce qui nous plairait de faire là, tout de suite, dans les heures ou les jours qui arrivent, sans restrictions aucune, juste pour faire une fois un truc qui n'a pas d'autre vocation que de satisfaire un plaisir égoïste, personnel, sans se soucier des contingences, ou juste pour voir ce que cela fait d'appliquer à la lettre un proverbe que l'on n'entend depuis trop longtemps.

Si j'avais cette possibilité de faire exactement ce qu'il me plait, je crois bien que je la condenserai dans l'unique désir d'avoir du temps. Du temps pour les gens, les choses, la vie en général.

Le temps me permettrait de me poser à une terrasse ensoleillée ( bon OK pas aujourd'hui, c'est la misère à Paname côté météo) du Boulevard Saint Germain et regarder les gens passer, essayer de deviner s'ils sont heureux, amoureux, tristes, blasés, en colère.

Le temps me permettrait d'aller souhaiter aujourd'hui l'anniversaire de la nourrice de Putois N°1 que je n'ai pas vu depuis plusieurs années et chaque deuxième jour de mai je peste en me souvenant qu'il faut que je prenne le temps.

Le temps me permettrait de retaper ces chaises vintages achetées une misère sur ebay mais tellement glamour !

Le temps me permettrait d'apprendre par coeur toutes les chansons d'Aldebert

Le temps me permettrait de partir à la rencontre de chacune de ces personnalités que je n'ai jamais vu (ni même pour certaines et certains jamais entendu) mais qui font partie de ma vie au quotidien à travers une petite lucarne ou un post laissé au hasard de mes statuts.

Le temps me permettrait de lever un peu plus le nez vers les toits de Paris et de photographier tout ce qui se trouve au bout !

Le temps me permettrait de lire ces dix huit bouquins qui n'attendent que mes yeux.

Le temps me permettrait d'écrire ce livre qui défile en permanence dans les recoins tortueux du labyrinthe de ma matière grise.

Prenons donc un peu le temps de faire ce qu'il nous plaît, comme si c'était chaque jour un peu le MOI de mai.

#hierencorej'avaisvingtans

vendredi 20 avril 2012

Vous me reconnaissez ?





Ouvrir un blog est une action somme toute très narcissique.
Vous qui me lisez, vous lisez mes critiques, mes plaisirs, mes coups de gueule, mes révoltes, mes coups de coeur, (mais surtout mes coups de gueule on va dire). Il est assez rare pour moi de parler de vous. Ou alors en diagonale.

Je me suis souvent demandée pourquoi un tel besoin de parler de soi. Tenir un blog est une sorte de journal intime non intime. On a toutes et tous envie du bon mot et on espère fébrilement le commentaire qui va nous caresser et regonfler le temps de quelques minutes/secondes/dixièmes de secondes pour les plus exigeants, un égo un peu en berne mais déjà probablement surdimensionné pour avoir eu l'envie d'étaler sa sensibilité derrière un écran dix-neuf pouces.

Blog mais aussi n'importe quel autre support ! Tout  est bon pour y passer : Site internet perso,  Facebook, Twitter, Pinterest, Deezer, microblogging, il faut être vu, il faut observer répondre, tagger, liker, hashtagger, forwarder, écouter, partager, et surtout il faut commenter.

The place to be, the place to live !

Lorsque je suis installée autour d'un Coco Banana accompagnée de ma Beletou, (un bisou en passant d'ailleurs) on ne peut s'empêcher de vouloir faire partager cela à toute notre liste de contacts Facebook à coup de photos, tags et identifications massive des fois qu'on nous louperait.

Concrètement, il n'y a rien de bien passionnant dans l'idée de partager sur une photo instagramée deux cocktails posés nonchalamment façon "lifestyle" sur le coin d'une table dans un établissement branchouille d'une station balnéaire cliché de la Côte d'Azur (ben oui forcément, on partage et en plus de ça on se fait gauler sur le lieu qui se colle automatiquement à la photo, quasiment une fois sur deux ! Dommage pour ceux qui ne sont pas à l'endroit où ils prétendent être).
L'idée est de simplement partager avec d'autres des moments qu'on apprécie (ou pas), tout comme des musiques, des citations, des sensations, des situations pas banales, des tranches de vies.

Certains, toutes générations confondues, s'en indignent et trouvent cela déplacé de toujours tendre vers ce réseau social chronophage et tentaculaire. De déballer (ou pas) sa vie ou ce que l'on veut bien de sa vie sans grande réserve.

Comment faisait-on avant Facebook ?
Oui mais comment faisait-on avant Internet ? Le GSM ? Le téléphone filaire ? La TV ? La voiture ? La pénicilline !?

Loin de moi l'idée d'associer la pénicilline à Facebook ou autre système de "regardez moi je suis vivant". Il me semble juste nécessaire de préciser que ce que l'on croit souvent être un simple phénomène de mode est en fait un réel phénomène de société ou même une petite révolution si l'on sait l'observer selon ledit côté révolutionnaire.

Révolutionnaire, parce que jamais un outil tel que le "réseau social" n'a autant boosté l'égo de millions de personnes se sentant du jour au lendemain exister à travers une lucarne, un statut, une vidéo publiée ou un jeu à la noix vantant les mérites de la vie à la ferme et de l'élevage des cochons.
Révolutionnaire quand on voit les proportions que cela peut prendre au niveau "déplacement de la masse" : une société qui ne peut vivre autrement que dans un besoin perpétuel de reconnaissance et qui paradoxalement n'a jamais autant fait preuve d'individualisme.

Mais surtout révolutionnaire quand on sait l'utiliser de façon judicieuse et pragmatique.

Il est fréquent d'entendre les plus convaincus prétendre "Moi, je m'en fous des autres ! "
L'idée étant de savoir plutôt ce que deviendrait notre vie  sans le regard de ces fameux "autres" ? Car si on s'en foutait vraiment, alors quel besoin de figurer sur un site ? Sur un mur ? Sur un blog ?

Si quelquefois, comme l'a dit si judicieusement Jean-Paul Sartre, les "autres" peuvent s'apparenter à l'enfer, il n'en reste pas moins que sans leur regard, il nous est vraisemblablement difficile de nous construire. Raison pour laquelle tous les humains de cette planète, sans possible distinction, cherchent une potentielle reconnaissance à travers leurs agissements. Celle la même qui les fera ressortir grandis, fiers, affirmés, établis, heureux, peut être enfin rattrapés par un sentiment qui ne leur a que trop manqué durant une période de vie spécifique : adolescence, enfance ...

S'évertuer à nier la course à la reconnaissance est un leurre.
Toute action, parole, pensée,  est soumise au jugement d'autrui, et si possible positif.
Même si ce jugement s'avère négatif, il y aura forcément une part de reconnaissance à l'intérieur : "on s'est intéressé à moi ! ".

Allez va, tous en choeur ...

Parlez-moi d'moi
Y a qu'ça qui m'intéresse
Parlez-moi d'moi
Y a qu'ça qui m'donne d'l'émoi
De mes amours mes humeurs mes tendresses
De mes retours mes fureurs mes faiblesses
Parlez-moi d'moi
Parfois avec rudesse
Mais parlez-moi, parlez-moi d'moi

Vous me dites-ci
Vous me dites-ça
Comment vous avez vaincu vos orages
Vos petits soucis
Et vos gros tracas
Mais si vous voulez m'toucher davantage

[Refrain]

Comme c'est touchant ce que vous vivez
Mon Dieu vous racontez bien vos angoisses
Ce que les méchants vous ont fait baver
Entre nous tous vos problèmes m'agacent

[Refrain]

Je voudrais un peu parler un instant
Jamais vous ne me laissez en placer une
Lorsqu'enfin je peux déserrer les dents
J'ai l'impression de l'ouvrir pour des prunes
V'la qu'j'en ai assez de tous ces laïus
Il est grand temps maintenant de nous taire
De nous embrasser
De secouer nos puces
C'est comme ça qu'vous comprendrez mon mystère

Parlez-moi d'moi
Y a qu'ça qui m'intéresse
Parlez-moi d'moi
Y a qu'ça qui m'donne d'l'émoi
Et plus vous pleurerez sur mes détresses
Plus voyez vous ça nous mettra en joie

Paroles et musique: Guy Béart, 1980
...

#Hémoiémoisetmoi...

mardi 17 avril 2012

Super Mario Psycho


En octobre 2010, je me suis inscrite en licence de Psychologie dans un organisme d'enseignement à distance dépendant lui même de la faculté de Paris 8.

Il y a quelques temps, j'étais conviée à un regroupement car en seconde année, il est de bon ton (considérer "légèrement obligatoire") de participer à des regroupements organisés sur des sujets divers et variés.

En l'occurrence nous avions deux journées assez chargées. L'une consacrée au Projet Tutoré (sorte de mini mémoire) de psychologie clinique et psychopathologie, et l'autre consacrée au Fonctionnement Cognitif et aux statistiques inférentielles (beurk ! je ne me suis même pas encore attaquée aux statistiques de première année alors inutile de me demander ce qu'est une statistique inférentielle !).

La psychologie clinique et la psychopathologie sont des disciplines regroupées sous une même matière à laquelle vient s'ajouter l'étude des troubles mentaux, et je pense n'étonner personne dans mon lectorat en indiquant que ce sont là mes sujets de prédilection.

Logiquement, quand quelque chose nous plaît, on a toujours un peu plus de facilité à l'assimiler.

C'est donc dans une sorte de kiff international que j'ai assisté à ce cour de psychopathologie, qui visait en premier lieu à nous donner un peu de crédibilité côté sujets de mémoire, mais aussi nous confronter les uns aux autres.

Avoir choisi la Psy n'est pas un hasard pour moi. C'est un peu comme la progression logique d'un chemin de vie qui n'a cessé de me placer au centre d'expériences dans lesquelles les comportements humains et le fonctionnement du psychisme occupaient une place de choix.

Observer les gens est un de mes passe-temps favori.

En bonne anti-sociale que je suis ( si, si, je vous assure ! ) j'ai passé de nombreuses années à observer les gens autour de moi, à analyser minutieusement et à vouloir à tout prix expliquer et comprendre leurs agissements, leurs réactions, leurs propos, disséquer, inventorier, rassembler les pièces d'un puzzle, découvrir, énumérer, me servir de mes cinq sens bien en éveil pour au final en arriver à certaines déductions sur le genre humain. Pas toujours très reluisantes il faut le dire (mode misanthrope ON).

Reprendre ses études à 36 ans est un phénomène assez exceptionnel. On se sent d'abord fière d'avoir été acceptée en Fac (alors qu'en fait, n'importe quel bouseux titulaire de son bac est accepté en Fac ! ).  C'est un peu comme si on n'envoyait pas en plus du dossier d'inscription, une lettre de remerciement en ayant inscrit en gros et en rouge "MERCI D'ACCEPTER LA VIEILLE MORUE QUE JE SUIS !".  

J'ai entendu tout et son contraire en annonçant que je venais de m'inscrire en fac. Après la vague des 'C'est formidable, c'est vraiment  génial ", j'ai eu le droit à "tu élèves tes gosses donc tu fous rien de tes journées, t'as le temps", et j'ai quand même finis par récolter fièrement la vague du "Mouahahahahahah ! Tu t'es inscrite en fac ! Quelle belle connerie ! Ca ne sert à rien" ... Et autres joyeusetés du même genre.

Pourtant, quand j'observe la jeune demoiselle qui nous dispensait le cours de psychopathologie ce jour là, du haut de ses 26 ans bien sonnés et de son visage tout lisse et sans aucune rides d'expression, je ne pouvais envier sa place. Certes Psychologue Clinicienne diplômée (vous qui me lisez, si j'atteins ce diplôme un jour, je vous jure que le champagne, vous y aurez droit, et pas qu'une coupe ! ) elle semblait si légère et si épargnée par la vie que son discours peinait à trouver sa place devant un auditoire dont la majeure partie devait totaliser entre dix et quinze années de plus qu'elle.

Doit-on forcément avoir vécu pour trouver un recul nécessaire et objectif sur la vie et le genre humain en général ?

Empathie, écoute et attention neutre et bienveillante sont les fers de lance du psychologue.
Sommes-nous vraiment dotés de ces qualités au sortir de l'adolescence ? Ou  est-il possible de ne les acquérir qu'en cinq années d'études et quelques heures de stage qui ne compenseraient pas forcément ce regard si objectif et si détaché que nous pouvons acquérir à l'école de la vie.

Tout vient à point à qui sait attendre et j'ai probablement et inconsciemment dû attendre le bon moment pour entreprendre ce qui était juste et évident pour moi.

Ces études sont passionnantes, chaque jour un peu plus prenantes et dans un quotidien déjà lourd de contingences et d'obligations de résultat, je me sens souvent l'âme d'un Super Mario accroché à son volant à la recherche de l'ultime champignon, évitant les peaux de bananes qui atterrissent par je ne sais quel hasard sur mon chemin ...

Il y a quelques temps, après une année d'acharnement neuronal intensif et de lutte pour  obtenir des résultats plus qu'honorables, j'ai annoncé à mon entourage la validation de bon nombre de disciplines qui me permettaient un passage en seconde année. Première victoire intérieure, premier challenge réussi.

Au milieu des silences, des étonnements, mais aussi des félicitations et autres compliments que j'ai accueillis avec plaisir et fierté, une phrase m'est alors grimpée à l'oreille. Simple et efficace, elle résumait à elle seule ce que j'avais envie d'entendre et qui me porte et me conforte chaque jour dans la poursuite de cette vaste et formidable aventure :

"Mais il n'en aurait pas été question autrement..."

#AppelezmoiFreud ...


mercredi 11 avril 2012

Si je veux ...





Alors que je déambulais une fois de plus dans le rayon psycho de la FNAC Saint Lazare, en quête d'un 578ème livre qui viendrait s'ajouter nonchalamment à la pile des 577 autres que je n'ai pas encore eu le temps de dévorer mais que-j'aime-bien-avoir-sous-le-coude-au-cas-où ... je bifurquais au hasard du rayon recettes de cuisine pour m'en extirper au plus vite et atterrir par dépit devant l'escalator où se trouve le panneau "développement personnel".

Je dois avouer que ce rayon me laisse bien souvent perplexe. J'ai toujours eu beaucoup de réserves avec des ouvrages qui prétendent vous donner les clefs de ce qui ne peut finalement provenir que du plus profond de vous même.

C'est un peu comme répéter inlassablement à une copine qui s'accrocherait à son mec marié et looser : "MAIS QUITTE LE BORDEL ! TU VOIS BIEN QU'IL DIVORCERA JAMAIS" !

Ben là c'est un peu l'effet que ça me fait : penser que le bonheur se trouve dans un livre intitulé "atteindre le bonheur" c'est juste vouloir persuader une sensibilité sur une chose qu'elle ne peut qu'elle même atteindre, le jour où elle l'aura décidé et non pas à l'insu de son plein gré comme dirait notre ami Richard ...

Forcément, si le mode d'emploi (efficace) du bonheur existait dans les bouquins, déjà les rayons seraient perpétuellement vides car les stocks constamment épuisés, et il n'y aurait pas quatre semaines d'attente pour consulter mon Psy adoré. Finalement le bon côté du truc c'est que je n'aurai pas de chômage une fois mon Master en poche, mais bon, ceci est encore un autre débat.

Le bonheur est donc en vente à la FNAC, on le retrouve aussi dans les magazines TV (un excellentissime article de Télé7Jours intitulé "10 solutions pour atteindre le bonheur"). On essaye de nous le perfuser à travers des émissions dignes d'un protozoaire monocéphale : D&Co ! L'émission du bonheur par excellence ! J'ai regardé cette émission à quelques reprises et je me suis longtemps demandée s'ils n'allaient pas pousser le bouchon (Maurice) au point de nous sortir une compil des musiques niaises balancées sur chaque découverte de l'appart refait 1...2...3... Ouvrez les yeux,  mais mettez vos lunettes de soleil quand même, avec tout ce fluo faut pas déconner ...

Il y a souvent une sorte de dictature du Bonheur.
Vouloir à tout prix que l'autre aille bien.
Quand une personne exprime ses sentiments, son mal être, il est de bon ton de vouloir lui balancer des phrases assez formatées pour la circonstance "allez, tout ira mieux" ... "Tu es une personne formidable, tu vas t'en sortir " ...
J'ai rarement eu l'occasion d'entendre ou de lire  un "Vas y  mon gars, déprime, broie du noir si ça te fait plaisir, t'as bien raison, ta vie c'est de la merde".

En même temps, j'ai souvent tendance à penser que si ces intentions de réconfort sont louables, elles n'en sont pas moins égoïstes. La douleur de l'autre nous dérange. Et sans doute, plutôt que de se pencher dessus, d'essayer d'accompagner ou de creuser (creuse Forrest, creuse !) pour comprendre, il nous est beaucoup plus facile d'encourager à la guérison, à la détente, au BONHEUR ! (Encore là celui là, What The Fuck ! Ca s'accroche comme les mauvaises odeurs ... Pffff ...).

Et si l'autre, dans sa grande détresse et son indéfectible solitude, ne réclamait pas tout simplement un peu de repos à cette dictature du beau et du bien que l'on souhaite à tout prix lui imposer.
Pourquoi ne serait-il pas plus aisé de le regarder en lui disant : "je suis là, je respecte ta détresse. Si tu veux que nous en parlions, je t'écouterai, si tu veux pleurer, je serai une épaule, si tu veux hurler, je hurlerai avec toi. Mais en aucun cas, je ne te jugerai pour ce que tu ressens et pour le chemin qui t'a mené jusqu'à cette sensibilité".

En fait, le bonheur est un leurre.
On nous a gentiment balancé sur terre avec l'idée que notre vie devrait logiquement respecter une succession de bonheur (Oh la jolie  petite fille, Oh la jolie Barbie, Oh les jolies études, Oh le joli fiancé, Oh la jolie robe de meringue, Oh le joli mariage, Oh les jolis enfants, Oh le joli crédit, Oh la jolie maison, Oh les jolies vacances, Oh la jolie carrière, Oh la jolie retraite, Oh le joli caveau...)

Très rapidement, ( voir même illico pour bon nombre d'entre nous ! ) on se rend compte que cela ne va pas vraiment se passer comme cela et qu'on s'est un peut fait enfler sur la marchandise.

Le bonheur n'est pas un banal produit de consommation comme on pourrait le penser.
Le bonheur ne se vend pas, il ne se fabrique pas, il ne se construit pas.
Le bonheur s'attrape, furtivement, longuement, patiemment.

Le bonheur passe cent mille fois dans une seconde. Il ne tient qu'à nous de le saisir, de le garder, quelquefois d'apprendre à le relâcher, pour mieux le retrouver, plus tard.

Le bonheur, c'est ...
  • Une holà de 3 putois sur le canapé rouge en l'honneur de leur maman qui a enfin réussi à perdre 7 kilos !
  • Une matinée au Starbuck devant un Lemon Cake et un Chaï Tea Latte à refaire le monde.
  • Une après midi au Père-Lachaise
  • La valse d'Amélie au piano
  • Prendre des photos tout le temps et partout.
  • Rire avec la gardienne de l'école.
  • Des assiettes vides à la fin d'un couscous.
  • Une Chimay bleue dans le Carré en février.
  • Des pieds nus dans l'herbe en juillet.
  • Regarder Montmartre
  • Ecouter Barbara
  • Une 151ème paire de chaussure.
  • Ecrire, lire, rencontrer, découvrir, apprendre, entendre, respirer.
  • Aimer ...


#faitesvotreliste ...